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 [fini] « Allô Maman Bobo » [Medwyn]

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Concierge - Snap King
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Daisuke Forester


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MessageSujet: [fini] « Allô Maman Bobo » [Medwyn]   Dim 11 Mar - 15:31

« Haaaaaa... »

Agonie. Douleur. Souffrance. Envie de mourir. C'est la fiiiiin... Roulé en boule sous la couette, Dai ne s'était pas levé aujourd'hui. Victime d'un terrible mal de ventre, il suspectait ses charmants colocataires de l'avoir empoisonné. Pas dans le but de le tuer non, mais bien de le faire chier. Et peut-être au sens propre du terme. Je vais... argh, mes boyaux, mes tripes, mon estomac... Pauvre victime va. Ou pas, il l'avait bien mérité en un sens. Déjà plusieurs jours qu'il s'en tirait à bon compte. Entre le coup du coussin péteur, le poil à gratter mélangé à la mousse à raser et j'en passe, il en avait assez fait pour mériter une bonne gastro. Enfin, peut-être n'était-ce pas leur faute mais à celle de la jeune élève qui l'avait embrassé sur la joue pour le remercier de son aide. Elle était malade à ce moment là. Du moins, elle sortait d'une gastro.

« Raaah... bo...rdeeeeel... »

Être malade n'était certainement pas régulier chez Dai. Il avait plutôt une très bonne condition physique et un excellent système immunitaire, aussi ne savait-il absolument pas quoi faire en étant dans cet état là. Pour lui, c'était la fin. Il allait mourir. Ca faisait trop mal. Et puis ces gamins qui chahutent dehors... bon Dieu qu'ils étaient bruyants. Attrapant son coussin, Dai se retourna subitement et le lança sur la fenêtre.

« VOS GUEEEUuUuuaah... »

Ni une ni deux, il se leva subitement et parti en direction des toilettes, la main sur la bouche.
*ding dong* Pour des raisons sanitaires,

Nous ne traduirons pas les bruitages. *dong ding*
Accroché à la cuvette des toilettes, il affichait un sourire carnassier. S'il trouvait la personne qui lui avait refilé ça, il la clouerait sur place pour la torturer et lui vomir dessus. Super glamour, Dai, excellente idée. Tirant la chasse d'eau, il se redressa pour s'appuyer sur le lavabo. Il se rinça la bouche, et se lava les dents. Brosse à dent coincée entre les dents, il regarda sa tête un moment. 'tain, on dirait un zombie avec des cernes pareilles. C'est sûr, je vais mourir. Il se pencha, crachant le dentifrice. Deux secondes de réflexion. 'chier. Et hop, c'est repartit pour un lavage de dents. Lui, aux petits soins concernant sa bouche ? Possible.

Sauf que voilà, il fallait se rendre à l'évidence. Rester tout seul enfermé dans sa chambre pour guérir, ok, mais il était le concierge. S'il n'allait pas bosser -surtout dans une école pareille- il n'osait même pas imaginer quelle tronche aurait l'établissement sans lui. Pire qu'Hiroshima après s'être pris une bombe. Sans prendre la peine de se coiffer, Dai alla enfiler un pantalon ainsi qu'un tee-shirt. Il se foutait royalement de la dégaine qu'il pouvait avoir, de sa gueule de déterré, il allait juste sortir et faire son boulot. Veste enfilée, chaussures mise, écharpe puis bonnet enfoncé sur la tête, le voilà paré. Enfin. Il ressemblait à que dalle avec ses trente-six-mille couleurs -tee-shirt bleu, pantalon marron, veste blanche, chaussures noires et vertes, écharpe rouge et bonnet jaune- mais au moins, il avait chaud. Il râla un bon coup en cherchant ses clefs. Raah, mais elles sont où ?! Punaise... Faut vraiment que j'y aille, j'aime pas ça mais j'y suis obligé autrement je vais pas pouvoir bosser. Et je refuse catégoriquement de pas y'aller, tshe ! Maudits élèves !

En pétard, il se saisit violemment de son trousseau de clefs et sorti. Il referma la porte derrière lui, se lançant ensuite d'un pas rapide bien que peu assuré en direction de l'établissement scolaire. L'infirmerie, l'infirmerie, l'infirmerie... 'tain j'espère que cet abruti d'Alex n'y est pas ! En passant à côté des élèves, ces derniers le regardèrent bizarrement. Il ne leur accordait aucun regard, son attention étant fixée sur l'infirmerie qu'il devait atteindre. Du point A au point B... allez... Sans se détourner... point A... point B... plus vite... GROUILLE DAI !
Sprint.
Main sur la bouche.

Porte de l'infirmerie en vue, panique à bord.
Cours Forester, cours !

D'un coup sec, il ouvrit la porte de l'infirmerie. Encore une chance qu'il savait où se trouvaient les toilettes de l'infirmerie ; il se rua sur la cuvette, ayant à peine le temps de soulever la lunette pour y encastrer sa tête.
*ding dong* Pour des raisons sanitaires,
Nous ne traduirons pas les bruitages. *dong ding*
Vie de meeeeeeeerde...

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Dernière édition par Daisuke Forester le Mar 13 Mar - 20:24, édité 1 fois
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Infirmière - Mayflower
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MessageSujet: Re: [fini] « Allô Maman Bobo » [Medwyn]   Dim 11 Mar - 16:51

☘ UNE EPIDEMIE ICI? C'EST POSSIBLE?
Le matin tout est calme. Rectification. Presque tous les matins sont calmes. A peine débutée la journée que plusieurs élèves avaient déjà pointé le bout de leur nez, prétextant d'affreux maux de tête et de ventre. Je vais finir par croire qu'il y a une épidémie. Enfin voilà, tout s'arrêterait là si je n'étais pas au courant de ce qui se tramait: contrôle. L'un des professeurs m'avait -au cours de la journée précédente- mise en garde contre le fait qu'il organisait un gros devoir et que par la même occasion... le nombre de malades pourrait s'avérer croissant. A croire qu'il est habitué à ce genre de comportement. D'un certain côté, c'est amusant de voir les élèves qui font mine d'arriver à l'infirmerie malades comme des chiens alors qu'au final c'est plus une flemmingite aigüe qu'autre chose. Enfin soit. S'ils ont besoin d'excuse je ne peux les blâmer: le professeur en question n'a pas l'air bien clair et ses questions doivent assurément être compliquées. Essayons de penser de cette façon du moins, non? Quatrième étudiant de la journée que j'accueille avec un grand sourire, installée derrière le bureau, lunettes sur le nez à remplir quelques papiers. Je sens son regard qui me guette et qui m'intime de lui autoriser de s'installer. « Je suis à toi dans quelques secondes. » petite voix enjouée. Une signature. Un crayon qui retrouve son pot. Un regard qui croise l'autre. « Et bien, qu'est-ce qui t'amène ici, dis-moi? » au premier regard... je comprends que celui-là n'a pas réellement l'air de plaisanter. Non. Il a un petit quelque chose en plus qui me fait dire que son cas es tout sauf à ne pas prendre au sérieux. Blanc cadavre, à moitié tremblant, il ajoute avoir d'affreux maux de ventre et de très grosses migraines. Soit. « As-tu pris un médicament avant de venir? » un non de la tête qui m'autorise à penser qu'il n'a pas seulement envie de tousser. « Et tu t'es réveillé comme ça, dans cet état? » « Non... depuis hier soir et j'arrête pas de dégueuler. » oui, les jeunes ont toujours une façon très délicate de s'exprimer. Ne quittant pas mon sourire, je me redresse alors et marche vers l'armoire, en sortant une boîte d'aspirine et tout le nécessaire qui me vient en tête. Passant derrière lui par la suite, je viens poser une main sur son front, voyant ainsi s'il a de la fièvre. A première vue oui. Il a même trop chaud. Sourcils qui se froncent. « Va t'allonger s'il te plaît, je voudrais prendre ta température et vérifier ton pouls. »

Quelques minutes histoire de m'emparer des instruments et je vais vers lui, saisissant sans plus tarder -mais avec une certaine délicatesse- son bras. Pupilles sur la pendule. Pouce sur l'avant bras. Vingt-cinq secondes. Hum non, c'est beaucoup trop rapide tout ça. « Redresse toi un peu s'il te plait. Oui. Voilà... » heureusement que grâce aux nouvelles technologies on peut prendre la température autrement. Petit appareil qui se pose délicatement sur son front. Trente-neuf six. Donc quarante, ne chipotons pas sur les quelques dixièmes. Bon. Mieux vaudrait que je le garde en surveillance un petit moment, dans l'espoir que sa fièvre descende ou au pire des cas, s'il atteint des degrés extrême, il me faudra en référer à l'hôpital. « Est-ce que ça te fait mal si j'appuie ici? » mes iris ne le quittent pas, tandis que mes pouces eux, s'affairent au niveau de la racine de son nez. « Non. » il ne parle pas du nez. « Par contre au niveau des tempes oui et j'ai des courbatures au niveau d'la nuque. » encore mieux. Un petit soupir s'échappe alors de la commissure de mes lèvres. « Tu sais si tu es allergique à certaines substances dans les médicaments? » « Non, j'ai pas d'allergie. » regarde avec insistance. « Bon alors écoute: je vais te garder à l'infirmerie, tu vas te reposer et si demain ou après-demain ça ne va pas mieux et que tu grimpes en température nous aviserons autrement, d'accord? » un petit sourire et tout repart comme en quarante. « Oui mais je vais manquer mes c- » « Ne t'en fais pas pour ça. J'irai prévenir les adultes en conséquence. Pense à te reposer avant tout et surtout ne bouge pas d'ici, je te l'interdis. » il n'a pas le choix de toute manière. En fait, je ne vois même pas pourquoi je le mets en garde de cette manière: il serait bien incapable de faire trois pas en tenant debout. « Je reviens, il te faut un récipient au cas où. » hum oui, si jamais il vient à renvoyer, je ne voudrais pas que les draps en soient couverts ou encore que le sol subissent les dégâts. D'autant plus que je n'en reste pas moins sensible de ce côté là et que ça risquerait fortement de compliquer la chose. Une minute plus tard. « Voilà et maint- » il s'est endormi. C'est toujours attendrissant de les voir tout calme comme ça, paisiblement dans le lit, le visage tendre. Doucement et sans faire de bruit, je m'empare d'une chaise et m'installe à ses côtés.

BOUM! Soubresaut. Qu'est-ce que c'était ça? Sortant de mon état de tranquillité, je me précipite de l'autre côté, sortant de ces draps blancs. Bon Dieu, mais on frappe avant d'entrer au moins. Le visage légèrement déformé par la colère, je marche en direction des toilettes, de là où proviennent les... heu... les espèces de bruits dont on se passerait bien. La porte n'est pas fermée et c'est de là que j'aperçois une personne penchée au dessus de la cuvette. Ohoh. Inquiète, je m'avance tout en posant une main devant la bouche, l'odeur n'étant pas des plus agréables. Peut-être que c'est suite à une soirée trop arrosée? Allez savoir. A en juger par son accoutrement -du moins de ce que je peux en voir-, il a certainement dû venir en catastrophe. Oui, c'est ça sûrement. « Je vais te chercher un verre d'eau. » quitte à le faire renvoyer, autant qu'il se débarrasse de tout d'un seul coup, non? Deux minutes plus tard. Toujours pas sortit la tête de la cuvette, voilà qui devient un peu plus inquiétant. Se précipiter à l'infirmerie pour vomir ses tripes, ça c'est vraiment la classe. J'espère qu'il reste encore du javel, ou sinon au pire des cas j'irai en chercher auprès du concierge qui ne doit pas être très loin. Oh, ça me fait penser qu'il faudra bien que je le vois un de ces jours. Dieu, quelle odeur. Levant les yeux au ciel, j'essaie de penser à autre chose et me rend compte que le malade est plus que bien couvert. Une écharpe. Un bonnet. Avec douceur, je pose une main sur le sommet de son crane et tire lentement le bonnet, lui ôtant et m'abaissant pour chercher à faire de même avec l'écharpe, le forçant à redresser un peu la tête. « Je ne voudrais pas que tes habits soient semblables à la cuvette. » petit rire qui se veut rassurant et glissement d'un verre d'eau sur le côté, afin qu'il puisse s'en emparer quand bon lui semble. « Est-ce que ça va mieux? » tout le problème est de comprendre ce qui a mis ce jeune homme dans un état pareil. De la poche de mon uniforme d'infirmière, je sors un mouchoir et le lui tends, attendant qu'il s'en empare. Si je suis comme ça, c'est parce que je ne sais pas à qui j'ai affaire, là. Ma réaction serait toute autre sinon, avec lui. L'étrange sentiment qu'il ne s'agit pas là d'un étudiant. Faisons un peu d'humour histoire de décontracter l'atmosphère? « Tu as fait la fête hier soir vous aussi, c'est ça? » bon d'accord, plutôt loupé sur le coup. Enfin, il y a mieux à faire: le laisser s'essuyer la bouche et tout le tralala par exemple. « Je t'attends dans la salle d'à côté, prends le temps qu'il te faut. » encore faudrait-il qu'il parvienne à se décoller des toilettes.

Heureusement, l'autre étudiant couché n'a pas l'air d'être réveillé. Soupir.

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MessageSujet: Re: [fini] « Allô Maman Bobo » [Medwyn]   Dim 11 Mar - 17:35

Les chances de tomber sur elle étaient de 100%. Évidemment, c'était l'infirmière. Mais s'il avait pu ne pas la voir, Dai ne se serait pas plaint. Il savait combien ça les embêterait, autant elle que lui, et les situations de ce genre étaient tout sauf agréables. C'était juste horrible de faire face à son regard à la fois apeuré et accusateur, et se faire snober, quand elle ne s'enfuyait pas en courant. Mais quelle idée aussi ! Bosser dans le même établissement scolaire, sérieusement ? Le pire était que lui, à cause de son contrat, ne pouvait pas partir. C'était cette école ou rien. Alors le jour où il l'avait vu, c'était un peu comme si on lui avait mis trois claques puis un bon coup de pied aux fesses avant de le jeter dans la fosse aux lions. Oui, ça fait mal, on a juste envie de partir en courant très loin d'ici. Cependant, avec le recul, Dai s'était dit que c'était peut-être le meilleur moyen pour lui d'arriver à parler avec elle, et éventuellement de les apaiser tous les deux. Mais ça...

J'y réfléchirai quand je serai capable de garder quelque chose dans le bide... Toujours au dessus des toilettes, il entendit sa voix derrière lui. Merde. Pas très commode hein ? Le regard de Dai se fixa sur la cuvette, soudainement magnifique et terriblement intéressante à ses yeux. Là c'était mort, l'idée de prendre un médicament puis s'enfuir n'était plus envisageable. Il serait obligé de lui faire face, et, comme d'habitude, elle l'enverrait dehors en lui claquant la porte au nez. Un sourire désespéré étira les lèvres de Dai, dont le corps tremblait sous l'effet de la fièvre. Mais il eut à peine le temps de réfléchir davantage, que son estomac lui renvoyait un colis. C'était à se demande si son estomac avait une fin.

Mon bonnet. Les yeux de Dai s'écarquillèrent. Elle me désape ou quoi là ?! Panique à bord, mayday, mayday ! Il se cramponna aux toilettes, ne sachant pas quoi faire. La repousser et s'enfuir en courant ? Non, en plus de la blesser, il s'étalerait probablement comme une merde dans le couloir car incapable de faire trois pas sans se marcher sur le pied. Il ne pouvait pas s'y opposer, ou même la repousser, sans se foirer. Il le savait. Alors il ne fit rien, attendant que sa crise se calme pour pouvoir lui faire calmement face. Calmement. De préférence. Lui le serait probablement, elle, c'était peu sûr. Elle tira ensuite sur son écharpe. Mayday, Alex, débarque, fais quelque chose amène toi j'en sais rien bouge tes fesses dis lui de se pouuu... Et hop, c'est repartir pour un tour dans la cuvette. Ô joie, Ô bonheur ; c'est chouette d'être malade.

Il sentait que ça allait mieux. Les courbatures semblaient s'être soudainement calmées, signe qu'il n'allait plus vomir aussi soudainement avant un moment. Il soupira et ferma les yeux, haletant. La journée avait très mal commencé, mais là, il prévoyait le pire. Elle lui tendit un mouchoir et, sans tourner le visage, Dai l'attrapa, prenant le verre par la même occasion. Se nettoyant la bouche, il s'essuya avec le mouchoir qu'il jeta ensuite. Bon. Maintenant. Je me lève ? Je rase les murs ? Je prie ? Je me noie dans la cuvette ? Il ferma les yeux quelques secondes, puis se releva en prenant appui sur le mur voisin.

Un mètre quatre-vingt-sept. C'était grand. Un peu trop pour un étudiant. Dai déglutit, pas très à l'aise. Là il était, dans tous les cas, obligé de faire quelque chose. Il prit son courage à deux mains, et se retourna.

...
Elle est partie ?
Moment de réflexion. Avait-elle dit qu'elle partait ? Où est-ce qu'elle était allée. Avec un peu de chance, se disait-il, elle est sortie de l'infirmerie. Ca me laisse pas beaucoup de temps. Discrètement, Dai sortit la tête des toilettes. Il regarda autour, personne -ou alors il voyait mal, et c'était le plus probable. Rassuré, il esquissa un sourire et tira la chasse d'eau, prenant bien soin au passage de nettoyer avec la brosse. Bon, dès qu'elle se tire ce soir, voire même tout à l'heure, je sais ce que j'aurai à faire. Rapide nettoyage fini afin de ne pas laisser de quelconque trace, il inspira un bon coup, se sentant plus léger, bien que pas très stable sur ses deux jambes. Il se lava les mains au lavabo voisin, puis s'aspergea le visage. Bon. Go, mec. S'essuyant rapidement, il sortit de la petite pièce pour se retrouver en plein milieu de l'infirmerie.

Du regard, il chercha son bonnet et son écharpe, qu'il retrouva un peu plus loin. Il s'avança vers l'armoire de médicaments, tentant de se souvenir d'un quelconque cachet ou sachet à ingurgiter pour apaiser ses douleurs. Sauf qu'il n'y comprenait rien. Et lorsqu'il voulu ouvrir le placard, il réalisa que c'était fermé. Moment de blanc, le temps qu'il calcule qu'il avait fait tout ce chemin pour rien.
... Nooon je refuse, ouvre toi, ouvre toi !
Comme un abruti -désespéré- il tenta vainement de forcer la petite armoire. La seule chose qu'il entendit céder fut son propre corps sous l'effet de la surprise ; un bruit de pas s'était fait entendre derrière lui. ... déjà revenue ? Le concierge se releva, et posa une main sur la chaise voisine. Il serra la mâchoire, puis se retourna, faisant face à Medwyn.

« Coucou, c'est moi. »

Tu veux voir ma -BIP- ? Tête de blasé bonjour.
La porte allait lui claquer au nez, ou bien les dossiers allaient s'effondrer sur lui, elle allait hurler, le jeter par la fenêtre, et peut-être même lui planter un talon dans l'estomac, sait-on jamais qu'elle ait des pulsions meurtrières à son égard. Mais, avant même qu'elle ne réagisse, Dai tendit le bras devant lui, la main pour la stopper dans n'importe quelle action qu'elle songeait entreprendre.

« Je veux juste des médicaments pour pouvoir aller bosser. J'avais pas envie de te voir. Je te stalke pas. J'ai pas bu hier soir. Et je vais très bien. Mais je veux récupérer mon écharpe, mon bonnet, et des médicaments. Ah et je t'apporterai de la javel. Et je rougis parce que je suis essoufflé. Crois pas que tu m'intéresses ou autre, moi non plus je voulais pas. Tu vois ? Hein. »

...
C'est dingue ce que le fait d'être malade me fait dire comme connerie. En plus d'être mauvais et désagréable. Mais qu'est-ce que je baragouine ? On dirait que j'ai bu six litres là.


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MessageSujet: Re: [fini] « Allô Maman Bobo » [Medwyn]   Dim 11 Mar - 18:30

☘ JE NE VOULAIS PLUS TE REVOIR.
Il y a du bruit de l'autre côté, peut-être vaudrait-il mieux que j'aille voir ce qui se trame. « Mais qu'est-ce que- » pourquoi est-ce qu'il est en train de forcer sur la porte de l'armoire à médicaments là au juste? Je suis tombée sur un addict ou quoi? Surprise. « Coucou, c'est moi. » Le coup de semonce. Le sourire s'efface. Non. C'est impossible. Aucun mot ne parvient à sortir, alors que je sens parfaitement le rouge me monter aux joues. Qu'est-ce qu'il fait là celui-là? Tuer mon père. Me poursuivre. Me parler. Nous retrouver seul à seul dans l'infirmerie. Non. Je n'y crois pas: c'est une caméra cachée. Prenant ça pour une mauvaise blague, je me penche sur le côté et regarde alors derrière, en l'air, à gauche, à droite, de haut en bas. Ahaha. Mais la bonne blague. Un petit rire nerveux s'échappe de mes lèvres. Nee. Je n'en peux plus. Le simple fait de l'avoir vu quelques années auparavant me répugne déjà, mais en plus le revoir ici. « … » « Je veux juste des médicaments pour pouvoir aller bosser. J'avais pas envie de te voir. Je te stalke pas. J'ai pas bu hier soir. Et je vais très bien. Mais je veux récupérer mon écharpe, mon bonnet, et des médicaments. Ah et je t'apporterai de la javel. Et je rougis parce que je suis essoufflé. Crois pas que tu m'intéresses ou autre, moi non plus je voulais pas. Tu vois ? Hein. » aller bosser. Alors ça voudrait dire qu'en plus de tout ça il travaille aussi ici? Dites-moi que ce n'est ps vrai, s'il vous plait. En plus il a une délicatesse pas croyable lorsqu'il parle, quoiqu'on pourrait mettre ça sur le dos de son état lamentable. « … » aucun son ne s'échappe et pourtant dieu sait que j'en aurais des choses à dire. Tellement de choses. Il veut son écharpe? Il veut son bonnet? D'accord, pas de souci: il va les récupérer bien plus vite qu'il ne le pense. Sans faire dans la délicatesse, je tends la main vers le bureau et saisis les deux vêtements en question, déviant de sa main pour limite les lui lancer. « Voilà, tu as ce que tu voulais. » chercher le dialogue avec un assassin? Hors de question, j'ai déjà assez donné. De mauvais souvenirs me reviennent en tête, passant entre temps par l'enterrement de mon père. Poings serrés, je baisse lentement la tête et marque un pas vers l'arrière. Qu'est-ce que je dois faire maintenant? L'ignorer et le laisser cracher ses boyaux comme pas permis? L'idée est tentante. « Tu fais ce que tu veux, ta vie ne me regarde pas. » répondre sèchement ça ne m'arrive pas souvent, mais là je ne me sens pas la force de lui parler convenablement. « Au final, j'espère que tu en as mis sur tes affaires, ça me consolerait. » méchanceté quand tu nous tiens... mais cet homme m'a fait tellement de mal. Pourquoi est-ce que je suis cette fille, celle aux idées noires lorsqu'il est là? Pourquoi est-ce qu'il travaille ici lui aussi? Me faudra t-il quitter l'établissement pour avoir l'esprit en paix ou bien au contraire faire mine de rien et vivre normalement au quotidien? Le jeter dehors. Manque de courage.

Les joues encore plus rouges, je tends à mon tour la main et la pose contre son torse, exerçant une pression afin de le faire reculer. « Sors. » de l'autre main, je sors la clef de la poche et ouvre l'armoire, saisissant une boîte au hasard. « Pars. » et hop, on le pousse encore un peu, bien qu'on n'en soit qu'à la moitié de la pièce. L'envie d'être vulgaire et de l'envoyer balader et tellement présente. Mais il doit être fier de moi, pas vrai? Alors se rabaisser au niveau de monsieur serait insultant pour sa mémoire. Vraiment insultant. Il ne mérite même pas que je me mette en colère ou autre. Non. Tout ce qu'il mérite c'est de connaître le même sort que mon père. Rien de plus, rien de moins. Yeux cachés par ma frange, je m'arrange pour qu'il ne puisse rien discerner à travers ces derniers. Les larmes. Elles ne demandent qu'à tomber. La boîte de médicament vole jusqu'à la porte. « Tu rougis si tu veux, je n'en ai rien à faire. Tu vomis si tu veux mais pas à l'infirmerie. Et intéresser un homme comme toi ne serait bon qu'à me dégoûter alors s'il te plait... garde tes distances. » appuyer un peu plus fort et ajouter la deuxième main dans l'espoir de le faire reculer plus vite. « Tu ne remettras plus un pied à l'infirmerie. Je ne m'occuperais pas de toi. » il pourra bien se blesser, manquer de passer l'arme à gauche... peu m'importe. Tout ce que je désire, c'est qu'il s'en aille d'ici, maintenant et de suite. « Dégage! » c'est sortit tout seul, du fond du coeur.

Arrivés devant la porte, je le pousse légèrement sur le côté et ouvre cette dernière, lui indiquant d'un bras clairement qu'il n'a plus rien à faire en ces lieux. « La porte est grande ouverte, rien ne te retient. » retrouver un ton calme au possible et ajuster le haut de son uniforme parce qu'on n'est pas à l'aise. Comment est-ce que je pourrais me permettre de réagir autrement, hein? C'est impossible. Passer sa vie à l'éviter et finalement retomber sur lui, subitement, sans s'y attendre. Sa présence est-elle due suite au conseil que je lui ai donné quelques années auparavant? Ou bien me suit-il vraiment? Il prétend que ce n'est pas le cas, mais cependant je n'arrive pas à le croire. « Ou alors une fenêtre ça s'ouvre très vite aussi. » là est toute l'idée. Pas de courage. Trop peureuse. J'essaie de me montrer forte alors qu'au final ce n'est qu'une illusion et j'en suis parfaitement consciente. Mais je n'ai pas envie qu'il me voit faible encore une fois. « Si tu ne sors pas, j'appelle la direction. » lui adressant un regard mauvais en biais, je me retourne et reprends la marche jusqu'au bureau, réellement tendue. « Tu n'es qu'une ordure parmi tant d'autres. »


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MessageSujet: Re: [fini] « Allô Maman Bobo » [Medwyn]   Dim 11 Mar - 19:20

'Tsh. Qu'est-ce qu'il avait espéré ? Qu'elle l'accueille à bras ouverts « Oh salut toi, ça fait un bail depuis que tu as tué mon père ! » ? Non. Il n'avait jamais espéré ça. En fait, il savait très bien que quoiqu'il fasse, tant qu'elle ne serait pas habituée à le voir dans les environs, elle réagirait de cette façon. Quand il avait su qu'elle venait travailler ici en tant qu'infirmière, son sang n'avait fait qu'un tour, et son regard s'était perdu dans le vague pendant un long moment. C'était moins une que le charge de la guider dans l'établissement. Fort heureusement, il avait su habilement réarranger la situation à son avantage. Une fille comme elle, face à un mec comme lui, c'était pire qu'un bunker. C'était aussi une barricade de TNT qui menaçait de lui exploser à la figure s'il s'approchait trop. Il ne voulait pas ça. Mais que voulez-vous ? Elle était infirmière, et lui malade.

Sans ménagement, elle lui envoya ses vêtements, qu'il attrapa maladroitement. Faut dire que vu son état, ses réflexes étaient plutôt ralentis, avec en plus de ça l'envie de simplement s'asseoir et mourir sur place. Aah. La honte, la gêne. Que des sentiments horribles. Pour quelqu'un qui ne veut pas me parler elle semble plutôt avoir un paquet de choses à me dire. Réflexion intense, il plissa les yeux et manqua de se casser la figure lorsqu'elle posa sa main sur son torse. Elle osait. Elle le poussait. Et quelque part, juste ce geste étonnait grandement Dai qui demeura interdit. Il la regardait, simplement, sachant qu'elle était à deux doigt d'exploser. Fondre en larmes, hurler, le frapper, bref, un tas de trucs que... non, il n'avait pas envie de subir bien qu'il sache ô combien il les méritait.

Mais lui, il ne bougeait pas. La boîte de médicaments posée sur ses affaires, il gardait le tout dans ses mains et se laissait pousser jusqu'à la sortie. Il n'avait pas envie de résister. Elle aussi devait faire beaucoup d'effort pour se contenir. Ou peut-être manquait-elle de courage ?
Le coup de feu lui revint en mémoire. Dai plissa brièvement les yeux, se rappelant de ce moment qu'il n'oublierait jamais. C'était son fardeau, son erreur, mais il le partageait aussi avec les proches de l'homme qu'il avait abattu. C'était accidentel, certes. Mais c'était lui qui tenait l'arme. C'était lui qui avait appuyé sur la détente. C'était lui le fautif, et il le savait. C'était déjà un miracle qu'il ne soit pas resté plus longtemps en prison, alors s'il pouvait éviter de tourmenter davantage les gens... il le ferait.

Deux mains. Elle le repoussait toujours. Si physiquement elle ne faisait pas preuve d'une grande force, à le rejeter énergiquement, son comportement et son attitude exprimaient très clairement son désir de le voir disparaître sur le champ. Dai voulu prononcer quelques paroles mais il s'arrêta, et ravala sa salive. « Tu n'es qu'une ordure parmi tant d'autres. » Aaah... la fameuse phrase... Combien de fois l'avait-il entendue ? Il retint un soupir. Le jeune homme se massa la tempe d'une main, ne sachant pas si c'était le moment où il devait partir. Peut-être allait-il en faire trop s'il parlait, ou bien donnerait-il l'impression d'être parfaitement indifférent à sa peine s'il partait ; allez savoir. Dans ce genre de situation, il ne savait plus sur quel pied danser. De toute façon, vu son état...

« Rraah... En plus tu me crois assez con pour vouloir revenir ici. »

Énervé. Voilà. Au lieu de se sentir mal, dépressif ou que sais-je, il était énervé. La situation dans laquelle il se trouvait le rendait totalement impuissant, car il connaissait l'issue. La seule chose qu'il pouvait faire, c'était plus ou moins amortir la chute. Mais bon, quand on se paye un 40° et qu'on est trop borné ou abruti pour se dire qu'il faut rester au lit, on termine forcément par dire des âneries qui enfoncent notre cas au lieu de l'améliorer. Dai se frotta un oeil, puis la regardait à son bureau. Ses yeux se baissèrent alors sur la boîte de médicament, contre la... constipation ?

Ca n'allait pas. Pas du tout même. Parce qu'il ne saurait pas se taire. Il ne saurait pas remballer ses commentaire, surtout pas en étant malade. Il se savait imbuvable, mauvais, cruel et violent dans ces moments là -aussi rares soient-ils, il gardait un très bon souvenir de son comportement. La moutarde commença à lui monter au nez et il ferma la porte avant de filer vers le bureau de Medwyn. Mais quel con. Tu vas t'attirer des emmerdes. Sèchement, il claqua la boite de médicament sur le bureau.

« T'as pas envie de me voir, j'ai pas envie de te voir, ça nous emmerde tous les deux, alors fais correctement ton boulot si tu veux pas que je reste ! Je suis pas constipé j'te signale ! »

Trop violent. Calme toi, respire. Vas-y doucement, ça sert à rien de s'énerver.

« Que... je me fous de savoir si t'as pas envie de me soigner, autant que... Raaah et puis merde, tu veux pas avoir un mort sur la conscience toi aussi, non ?! File moi les médocs et je me tire, t'es chiante ! »

Maladie 1 - 0 Raison.
Il allait la faire craquer. C'était mauvais, vraiment mauvais. Très mauvais. Et il le savait. Le sang tapait violemment dans ses tempes, son visage était on ne peut plus pâle et il avait du mal à respirer correctement. Trop de poids sur les épaules, il crevait de chaud en réalité, mais ça n'empêchait pas ses tremblements et sa gestuelle maladroite. Finalement, il lâcha un grognement de rage et se força à quitter les lieux. Tire toi, tire toi Dai, tu fous la merde, tu fais n'importe quoi.

« T'as raison, appelle l'admin-GWHA »

La porte s'ouvrit d'un coup sec et assomma Daisuke, qui tomba raide par terre, avec une marque rouge en travers du visage. Ca fait mal. Ca surprend.
La raison ? Une élève arrivée en furie en hurlant qu'elle avait entendu « cet enfoiré de Daisuke ! ». Sur lequel elle marcha, n'ayant pas calculé sa présence.

Mais quelle vie de merde.

Et lorsqu'elle le remarqua, elle tira simplement la langue en balançant ; « Ca t'apprendra à pas répondre aux sms ! » Puis elle s'éclipsa. Oui. Aussi vite qu'elle était apparue.

Je m'en fous, j'ai mal au frooont... S... sale gosse...


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MessageSujet: Re: [fini] « Allô Maman Bobo » [Medwyn]   Dim 11 Mar - 20:28

☘ LA TENDRESSE N'A PAS SA PLACE ICI.
« Rraah... En plus tu me crois assez con pour vouloir revenir ici. » répondre tac-o-tac. « Tu n'as pas intérêt. » Je sens parfaitement qu'il s'approche, qu'il vient vers le bureau, vers moi. La vision d'un prédateur prêt à bondir sur sa proie: c'est ce qu'il m'inspire.La boîte de médicament claque contre le bureau. Je sursaute. Jamais je n'aurais la force de me retourner pour lui faire face. « T'as pas envie de me voir, j'ai pas envie de te voir, ça nous emmerde tous les deux, alors fais correctement ton boulot si tu veux pas que je reste ! Je suis pas constipé j'te signale ! » constipé? Discrètement, je baisse la tête au niveau de l'emballage et constate qu'effectivement, dans la précipitation je ne lui ai pas fourni le bon produit. Mais ce n'est rien, il va l'avoir sa boîte. Et me parler sur ce ton alors qu'il est fautif... il dépasse les bornes. Peur. « Que... je me fous de savoir si t'as pas envie de me soigner, autant que... Raaah et puis merde, tu veux pas avoir un mort sur la conscience toi aussi, non ?! File moi les médocs et je me tire, t'es chiante ! » yeux qui s'écarquillent. Pour qui est-ce qu'il me prend? Son larbin? L'indignation me gagne et je me retourne, regard concentré sur son cou, ne parvenant pas à le regarder dans les yeux. Je n'arriverais pas à me faire à sa présence dans cet établissement et au final, parce qu'il m'effraie et que nous ne sommes pas fait pour cohabiter... je m'arrangerai plus tard pour changer d'école. Cette décision vaut aussi bien pour lui que pour moi, bien que son bonheur m'importe peu. Pas après ce qu'il m'a fait étant jeune. Priver un enfant d'un de ses parents est la pire des punitions. Huit ans maintenant que cette histoire est passée et j'en garde toujours une certaine amertume. Ma réaction en apprenant que le criminel était sorti seulement au bout de deux petites années de prison. La justice me répugne. Comme au départ, me voici muette comme une tombe, à essayer de redresser la tête pour le regarder, mais rien n'y fait. Qu'il ne s'attende pas à ce que je lui pardonne ses péchés. Non. Il peut encore rêver. Sa présence m'affole. Sa présence m'alarme. Sa présence m'horripile. Sa présence m'épouvante. Tellement pour une seule personne. L'énervement est perceptible dans ses paroles, dans sa voix, dans le ton qu'il emploie. Il n'a pas le droit de parler comme ça et encore moins de paraître ainsi devant moi, pas après tout ça. Cet homme s'est mis à genoux en espérant ainsi se faire pardonner. Il a pleuré. A dit qu'il serait capable de tout pour s'absoudre de ses âneries. Qu'est-ce qu'il fait là? Ce jour de plus où nous nous sommes donnés rendez-vous, ce jour où j'ai accepté de l'écouter... pourquoi faut-il qu'il réapparaisse dans ma vie? Je n'avais strictement rien demandé.

Quand le courage m'effleure la conscience, j'ose enfin lever les yeux vers les siens, voyant surtout son visage d'un blanc maladif. Chose normale en même temps, sinon il ne serait pas là à mon avis. Enfin, s'il savait que j'étais là, pourquoi n'a-t-il donc pas porté rendez-vous chez un médecin en ville, plutôt que de me plomber le moral de la sorte? Pourquoi est-ce qu'il vient de nouveau empoisonner ma vie?! Ses mots résonnent dans ma tête comme dans un chambre d'écho. « File moi les médocs et je me tire, t'es chiante ! » la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Dans un élan, je tends de nouveau la main, mais cette fois pas pour le repousser non. Négatif. C'est bien pour le gifler. Les larmes s'écoulent suite à la collision entre sa joue et mes doigts. Un contact plutôt douloureux qui me pétrifie de l'intérieur. Bon Dieu, mais qu'est-ce que je viens de faire, là? Pupilles dilatées, je fixe ce visage qui vient tout juste de subir le dégât. Le remord me gagne immédiatement et -ne sachant plus quoi faire-, je m'écarte du mobilier et de lui, marchant à grands pas vers l'armoire à médicaments, tâtonnant nerveusement à l'intérieur, espérant trouver la solution adaptée. Ce que je viens de faire est mal. Des envies de meurtre. Ce n'est pas normal et ça ne me ressemble en aucun cas. Qu'il quitte cette pièce et qu'on en parle plus, mince! Il me parle et je n'entends rien, beaucoup trop canalisée sur la boîte. Si seulement je pouvais m'enfermer dans cette armoire et ne plus en sortir. Si seulement il m'était possible de disparaître là, d'un seul claquement de doigts.

BOUM. Encore? Par curiosité et les joues rosies, je penche la tête sur le côté, observant la scène. Lui, allongé au sol, une grosse marque rouge en plein milieu du visage. Croyez-moi ou non, mais cette vision m'arrache un franc sourire compensé par un très léger gloussement. C'est mauvais de rire du malheur des autres. Une élève est là aussi, ayant rouvert la porte, apparemment fière de son coup. Autant dire qu'elle tombe à pic, ça aura peut-être eu le mérite de remettre les idées au clair à l'autre plouc de service. Elle marche dessus. Mes propres yeux s'en amusent et c'est sans pouvoir retenir un rire plus marqué que je referme la porte du mobilier, m'essuyant rapidement la joue. « Ca t'apprendra à pas répondre aux sms ! » oui, c'est un argument qui peut tenir la route et puis il ne l'a pas volé. « Raaah et puis merde, tu veux pas avoir un mort sur la conscience toi aussi, non ?! » certainement pas. Mes parents m'ont toujours appris à faire correctement la part des choses et à pardonner lorsque c'est faisable. Outre là le fait que le pardon ne soit pas au rendez-vous, je me dois de l'aider à se redresser au moins. Enfin, j'ai peut-être une autre idée, mais le simple fait de le toucher me donne envie de frissonner. Il existe deux options. La première consiste à le tirer par les cheveux jusqu'à la sortie -peut-être que c'est la mieux adaptée, si on compte le fait que la porte n'est qu'à quelques centimètres et qu'il n'aurait donc à souffrir que quelques secondes-. La deuxième quant à elle revient à le tirer sauvagement par terre, à l'emmener de l'autre côté, à lui accorder les soins nécessaires mais à ne faire preuve d'aucune compassion. D'autant que je n'ai pas eu de précision quant à la mort de mon père. On nous a dit qu'il était mort, une balle dans la tête, point. Plutôt light les explications. L'aider reviendrait à m'abaisser. Encore une fois il ne mérite pas que je fasse une telle chose. Il n'en reste pas moins Homme. « Mon coeur me dit de te laisser croupir par terre comme une misérable blatte... mais mon éducation me conseille de faire tout le contraire. C'est bien la dernière fois. » yeux plissés, je m'avance, lui balance la boîte de médicaments entre les jambes, lui saisis un bras et commence à le tirer sans ménagement. Dieu qu'il est lourd. « Si tu pouvais y mettre... un... un peu de toi aussi... » et go pour de nouvelles rougeurs. La gêne me reprend et cette fois elle est bien solide. Je suis en train de traîner un homme qui s'est mangé une mandale et une porte: what else? L'emmener jusqu'à l'autre côté va être un vrai calvaire. Je prie pour que quelqu'un entre et me sauve de cette galère, qu'on le fasse sortir et qu'il se repose autre part qu'ici. Ne pas venir en aide aux gens reviendrait à nier mon statut d'infirmière et le directeur ne serait certainement pas ravi de constater que j'ai laissé quelqu'un dans le besoin. Il serait tellement plus facile de le balancer par la fenêtre et de faire croire à un malencontreux accident. Mais je ne suis pas une meurtrière, moi. « Tu as beau être la personne que je déteste le plus en ce monde, je n'ai pas le droit de te laisser repartir dans cet état. A même titre que l'élève, une fois sur le lit tu t'allonges, tu la boucles et tu te reposes. » le contact me répugne et j'arrête en plein milieu finalement, bien trop fatiguée. « Finis tout seul,moi je n'ai plus de force pour te tirer jusqu'au lit. » dernier regard et je marche en direction du bureau, m'emparant de la boîte qui y traîne pour la ranger rapidement. Coup d'oeil vers la porte: aucune autre victime. Tant mieux d'un côté. Rha, où sont les couvertures pour les lits déjà? Ah oui. Coulissement d'une porte. Fracas pas croyable. Quatre minutes et j'en reviens à lui, au sol, lâchant de lourdes couvertures sur son corps sans chercher à modérer. Une minute plus tard et c'est un verre d'eau qui s'abat sur le visage de l'ex-meurtrier. « La fraîcheur t'aidera à faire passer la douleur et te remettra peut-être les idées en place, va savoir. Sur ce, ne fais pas de folie. » ton moqueur.


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MessageSujet: Re: [fini] « Allô Maman Bobo » [Medwyn]   Dim 11 Mar - 21:26

Trop assommé. Trop peu énergique. Vidé, complètement. Lessivé. Il se sentait l'égal d'une crotte de pigeon, c'est pour dire à quel point il se sentait en forme. La porte l'avait achevé, lui provoquant un mal de crâne aggravant celui qu'il avait déjà. Alors qu'il essayait de reprendre le contrôle, se forçant à bouger -mais n'y parvenant pas- il devint un véritable poids mort. Dans les pommes.

Ce fut en se prenant de l'eau sur la figure qu'il se réveilla. Il sursauta et se releva vivement sur la coudes, mais se provoqua en même temps un vertige qui l'obligea à se laisser choir sur le sol, comme un déchet. Le jeune homme n'entendit que d'une oreille lointaine ce que l'infirmière venait de lui dire. Il se sentait paumé, un peu comme s'il planait dans l'espace. Plus aucune notion de la distance, d'orientation, de poids... tout léger. Ah, voilà, il se sentait tout léger. Et en même temps terriblement lourd et compressé. C'était très étrange comme sensation. Sur le coup, Dai se demanda s'il n'était pas drogué. Son visage commença peu à peu à le lancer, à deux endroits différents. D'abord le souvenir de la gifle. Sèche, soudaine, mais mérité. Sa joue le brûlait un peu, mais moins que le coin de la porte qu'il avait mangé dans l'autre côté du visage.

Silence. Dai ne pipait pas un mot. Il n'en avait pas la force de toute façon. Là, tout lui paraissait flou. Il rêvait d'un bon bain bien frais, puis d'une sortie en snowboard... Ah, c'est tellement frais le snowboard... glisser... voler... comme si on est super léger... c'est relaxant... déstressant... un peu comme... le deltaplane. Complètement à l'ouest. La vérité est que Dai sombrait peu à peu dans le sommeil, bien trop fatigué par un trop plein de frustration qu'il n'était pas parvenu à évacuer convenablement. Dormir par terre, il s'en foutait. Dormir là où Medwyn travaillait, ça l'emmerdait. Mais il n'avait pas la force de bouger. Il n'en avait pas envie non plus. Et puis, dormir par terre, c'est s'éviter le risque de tomber encore plus bas -genre du lit. Juste... se reposer. Voilà. C'était ce qu'il allait faire. Malgré Meldwyn, malgré le fait qu'ils n'aient pas voulu se revoir, Dai ne pouvait pas retourner à son appartement dans cet état. Alors il s'endormit simplement.

[...]


« ... Gnh ! »

Réveil soudain, après deux heures de sommeil. Dai transpirait. Il avait chaud, et d'horribles crampes au ventre. Mais il n'avait rien dans le ventre ; alors vomir quoi, de la bile ? Il serra les dents et s'assit par terre, n'ayant même pas conscience de ce qui pouvait l'entourer. Foutue maladie ! Sérieusement, y'a pas plus humiliant que d'être dans une pareille position de faiblesse ! Il se recroquevilla sur lui-même, posant son front sur ses genoux, coudes appuyés sur ses cuisses. Aaah... arrachez moi l'estomaaac j'en ai maaaarre ! Après quelques minutes où, en silence, il s'était concentré pour calmer sa douleur, il finit par relever la tête. Son premier réflexe fut de regarder sur le lit ; plus personne. L'élève était parti, et lui il était toujours bel et bien à l'infirmerie. A elle toute seule Medwyn n'aurait pas pu le soulever, c'était clair et net. Quatre-vingt kilos de muscles, c'était pas rien. Et s'il était toujours là, c'est qu'il n'était pas trop tard. Ôtant sa veste, il se retrouva en tee-shirt. Bon Dieu qu'il mourait de chaud là-dedans. Il avait l'horrible sensation d'être dans un sauna, de cuir comme un oeuf dur. Comme un légume cuit à la vapeur.

Il se releva, lentement, afin de ne pas se donner de vertiges. Il se sentait un peu mieux. Toujours fiévreux, mais plus énergique. Lentement, sans faire de bruit, il s'avança pour pouvoir regarder dans la pièce principale de l'infirmerie. Medwyn était toujours là. Elle était occupée, et ne l'avait pas entendu. Il lâcha un léger soupir, inaudible, et se perdit dans ses songes. Il l'imaginait bien, sa douleur. Enfin, il pensait bien pouvoir l'imaginer. Il savait ce qu'il avait fait. Est-ce qu'elle était au courant, elle ? Est-ce que sa famille savait seulement dans quoi avait été impliqué ce père tant regretté ? Dai déglutit. Il était possible que non.

-Hey, arrête toi petit !
-Allez vous faire voir ! Lâchez moi !
-Non, si tu vas par là tu auras des ennuis !
-J'en ai rien à foutre de vos conseils, occupez vous de vous ! Ils vont arriver, tirez vous, je vais me faire choper si vous me collez au cul !


Et ce coup de feu. Dai baissa le regard et se mordit la langue. Ils ne devaient pas savoir. Il y avait des choses que lui seul savait, et qu'il n'avait même pas été en mesure de dire à la police. Son jeune âge et l'état de choc dans lequel il s'était trouvé pendant plus de trois mois ont "joué en sa faveur", faisant passer l'homicide comme étant involontaire. Et tout ça, il n'en parlait pas. Dai ne savait pas vraiment comment en parler, de toute façon. Qui voudrait écouter cette histoire ? Si c'était pour que la Terre entière lui en veuille, il préférait se taire à jamais.

Dai songea à aller lui parler. Il restait toujours debout à la regarder travailler, voir certains élèves aller et venir, généralement pour seulement louper un cours, ou quelques minutes même. C'était bizarre. Plus apaisant qu'il ne l'aurait cru. Son comportement avec les autres était tellement différent, mais en même temps, il n'en était guère étonné. Si elle s'était comportée de la même façon avec lui, il aurait trouvé ça très suspect. Mais il ne pouvait pas rester là plus longtemps à réfléchir. Il avait bousillé sa journée, il n'aurait qu'à se rattraper demain. Jetant un coup d'oeil à son portable, il évita soigneusement de regarder le dix-sept sms non lus de plusieurs élèves, et fixa l'heure. 17h28. La fin des cours allait bientôt sonner. Peut-être serait-il préférable pour lui de commencer à travailler maintenant et de bosser toute la soirée, au moins pour que le travail soit bien fait. Fourrant son portable dans sa poche, il alla ramasser les couvertures, qu'il plia, ainsi que ses affaires. Hors de question de lui rendre les draps, il irait les laver.

Puis il apparu. Il ne s'arrêta pas pour la regarder. La bonne boite de médicaments était toujours posée sur le bureau. Sans un mot, il la prit, récupéra son bonnet et son écharpe. Que pouvait-il bien dire ? Je suis désolé ? Pardon de t'avoir mal parlé ? Excuse moi ? Que puis-je faire ? Ha ! Elle en a déjà assez entendu je pense... alors changeons la donne. Sans relever les yeux vers elle, il lâcha simplement quelques mots.

« Merci pour les médicaments... et la gifle. »

Aucune moquerie ne se faisait entendre dans sa voix. Bien trop fatigué pour ça. Là dans l'immédiat, les prises de tête il tenait à les éviter. Il ne leva que très brièvement son regard sur elle, mais ne voulu pas la regarder dans les yeux. Il n'allait pas lui imposer ça.

« Ce soir je viendrai laver les toilettes et les draps. Donc ne reste pas trop tard. »

Il tourna les talons. C'était tout. Il ne voulait pas en rajouter davantage, cela ne servirait à rien. Lui aussi avait beaucoup de choses à dire et avouer, ils avaient tous les deux des souvenirs douloureux qu'ils ne partageaient pas. Mais lui n'était pas encore prêt à entendre ses souvenirs, autant qu'elle ne l'était pas pour ceux du jeune homme. Situation compliquée. Dai ouvrit la porte puis sortit, calmement, bien que toujours un peu chancelant. Il la referma, tout aussi tranquillement, et s'engagea dans le couloir. J'espère au moins que les gosses auront pas trop foutu le boxon dans les salles, autrement cette nuit je vais pas dormir. Déjà que j'ai rien avalé depuis ce matin... Haaa, je hais être malade.




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