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 — J'arrive au bord du lac, j'aimerai bien que tu sois là ... ♫ (Kobachouw.)

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Elizabeth Carter


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MessageSujet: — J'arrive au bord du lac, j'aimerai bien que tu sois là ... ♫ (Kobachouw.)   Lun 12 Mar - 21:49



Et concernant Alice ?

Le temps se stoppa. Le sang de la brune ne fit qu'un tour et, pendant un bref instant, elle crut sentir son cœur s'arrêtait et reprendre un rythme abusement élevée quelques secondes plus tard. Alice. Sa jumelle. Sa moitié. Une de ses uniques raisons d'exister. Qu'on essayait vainement de lui arracher depuis sa plus tendre enfance. Comment était-il au courant ? Ses canines se plantèrent contre sa volonté dans sa lèvre inférieure, et sa colonne vertébrale fut parcourue d'horribles frissons glacés. Le stress accentuant la pression exercée par sa mâchoire, l'horrible goût métallique du sang commençait déjà à lui brûler le palais. Mais elle n'en avait fichtrement rien à faire. Il n'aurait jamais dû en parler. Elizabeth ancra son regard dans les yeux carmins du garçon, qu'elle tentait désespérément de fuir il y a une minute à peine. Elle pouvait aisément y lire un étonnement certain, et pour cause ; elle avait senti son corps se raidir d'un seul coup, et ce détail ne lui avait sûrement pas échappé.

... J'ai dit quelque chose de mal ?

Bien sûr, abruti. Tu viens juste d'énoncer innocemment le détail le plus douloureux de ma vie. Son poing se serra. Si sa crainte incontrôlable du sexe masculin ne l'avait pas retenu, elle lui aurait déjà sauté dessus depuis longtemps. Et elle l'aurait roué de coups sans se ménager. D'un point de vue objectif, Maïden ne s'était là qu'inquiéter de la santé d'Alice. L'idée que la simple énonciation de son nom n'irrite Eli' ne lui avait même pas effleuré l'esprit. Abruti. Abruti. Abruti. Une larme roula le long de son joue droite. Puis une deuxième. Puis une troisième. Et ainsi de suite. ABRUTI ! Avant même qu'elle ne s'en rende compte, elle s'était jetée sur lui en hurlant. Littéralement. L'espace d'un instant, elle était parvenue à faire abstraction de sa peur pour satisfaire son trop-plein de douleur, et s'était mise à marteler le torse du garçon sans ménagement, criant, jurant, pleurant des paroles incompréhensibles. Elle savait pertinemment que ses coups étaient parfaitement inutiles : le Kobagawa faisait une tête de plus qu'elle et avait beaucoup plus de force dans un bras qu'elle dans son corps entier. Mais sa raison l'empêchait de raisonner : elle ne demandait qu'à évacuer cette fichue douleur.

Malgré tout, Maïden se laissait faire, une expression amusée et compatissante — oui, les deux en même temps — scotchée sur le visage. Ce n'est qu'au bout de quelques minutes qu'il daigna réagir ; au plus grand étonnement de la brune, il ne la repoussa pas. Ce fut même tout l'inverse : il attendit un mouvement de relâchement de sa part et en profita pour la capturer entre ses bras et la plaqua violemment contre lui. Elizabeth, légèrement sonnée, leva lentement la tête et fixa le visage du garçon.
Il souriait. Comme si rien ne s'était passé. Elle laissa retomber son crâne contre lui et se détendit légèrement ; seuls quelques sanglots ponctuaient le silence qui s'était installé dans la pièce. Il m'avait ... apaisée.

Ce n'est qu'un fois le garçon parti qu'un détail la frappa brusquement : pendant toute la durée de leur étreinte, l'idée de fuir ne l'avait pas effleurée une seule fois. Mes peurs s'étaient envolées. Comme par magie. Pour lui.
(...)
Elizabeth se laissa glisser contre un des piliers soutenant le magnifique pont écarlate surplombant le lac. Une fois confortablement installée sur le bois humide, elle fouilla dans sa poche et entreprit une nouvelle fois de lire le message que son ami lui avait communiqué via son casier. Elle déplia rapidement la feuille de papier complètement froissée qu'il lui avait fait parvenir et relut avec plaisir l'écriture si singulière de Kobagawa. "Devine qui c'est inscrit dans ton école cette année ?" Rire amusée de la brune. Ses parents l'avaient prévenus avant son départ de l'inscription prochaine du garçon à Queen Anne's Revenge. Effet de surprise raté. "Ca te dirait qu'on se voit cet aprem après les cours ? Genre ... près du lac ?" C'était bien lui, ça. Toujours choisir des lieux insolites alors qu'il y avait trois fois plus simple. Décidément. "J'ai très envie de te revoir. — Maï'." Les lèvres d'Eli se fendirent en un franc sourire. Elle remit consciencieusement le message dans sa poche et leva la tête vers la voûte céleste. Déjà, elle arborait des teintes violettes et orangées, et était tachetée de petits nuages cotonneux.

Elle allait le revoir. Après trois ans sans contact.

L'unique garçon qu'elle pouvait supporter, approcher, apprécier.

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Kobagawa B. Maïden


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MessageSujet: Re: — J'arrive au bord du lac, j'aimerai bien que tu sois là ... ♫ (Kobachouw.)   Mar 13 Mar - 18:40


« Bien émouvants
sont les souvenirs ... »

[FlashBack]
— Et concernant Alice ?

Qui était Alice ? Une jeune fille qui n'avait pas eu beaucoup de chance, une jeune fille gravement malade. J'ai appris son existence ... par erreur, si j'ose dire. Alors que j'avais besoin de mon père pour une peinture que je venais d'achever, j'avais entendu une discussion entre lui et le père d'Elizabeth. Ils parlaient de sa soeur jumelle, le temps qui lui restait à vivre, la gravité de la maladie, enfin bref, de choses pas vraiment ... cool. Après avoir su ça, j'ai toute suite essayé de me mettre à la place d'Eliza. Qu'est-ce que cela fait de savoir sa soeur entre la vie et la mort, dans une clinique ? Je n'en savais rien, absolument rien. Et ça n'a pas changé.

Et c'est justement pour ça que j'ai posé cette question. Cette souffrance était ... inimaginable, et je sentais - allez savoir comment - qu'elle avait besoin ... de parler ? Tout en sachant que ça allait être difficile d'obtenir une réponse, je l'avais questionnée quand même. Et ça n'avait pas l'air de lui plaire. En effet, je pouvais voir qu'elle se mordait la lèvre. Ensuite, elle plongea son regard dans le mien, elle, qui l'évitait il y a à peine une minute. Humpf, pour moi c'était bon signe. Enfin pas tellement, mais le fait qu'elle me regarde dans les yeux, c'était un .. grand pas ? Je ne pouvais pas m'arrêter là, au risque de l'énerver encore plus, mais je m'en foutais un peu. Après la colère, il y a la tristesse. Peut-être serait-elle plus ouverte à ce moment-là, neh ?

— ... J'ai dit quelque chose de mal ?

Et elle s'énerva encore plus. Poings serrés, elle me sauta dessus. Oui, carrément. Sur le coup je fus on ne peut plus surpris, mais bon, à quoi aurais-je pu m'attendre d'autre ? Un câlin ? Ahah. Elle me rouait de coup, criait, et m'injuriait presque. J'avais gardé des traces pendant deux semaines ... Une accumulation de coups, ça fait toujours mal. Mais elle pleurait aussi. De mon jeune âge, je pensais qu'elle pleurait de colère, mais non, c'était de la souffrance. M'enfin, peut être que je le savais : je ne réagissais pas, l'observais et souffrais en silence. Je ne pus que ... sourire, étant heureux de la voir se "lâcher". Je sais ce que c'est, il m'arrivait de faire la même chose .. sur un mur.

Puis, après une bonne minute, lorsqu'elle montra un moment de relâchement, ou de fatigue - j'en sais rien -, je l'attrapais rapidement avant de la plaquer contre moi, et de lui faire un câlin, en souriant, comme pour la .. féliciter, en faisant comme si rien ne s'était passé, comme si nous étions juste deux amis ne s'étant pas revus depuis un certain temps. Je sentais les battements de son coeur qui était de plus en plus apaisé : elle se calmait. Une fois qu'elle le fut totalement, je me levai, pour partir en direction de la voiture qui m'attendait à l'extérieur. C'est ainsi qu'Elizabeth fut la première personne à être l'une de mes amies, en Angleterre. Comme quoi, il s'en passe des choses à cause d'une simple question.

[...]

Que de beaux souvenirs .. Après tout ce temps, je n'avais encore jamais revu Eliza. Qu'était-elle devenue ? Eh bien, il faut croire que le hasard fait bien les choses : nous sommes actuellement dans le même établissement. A vrai dire je n'ai remarqué ça que récemment, en observant une liste des élèves que m'avait donné un autre Snap King. "Eux, t'en occupes pas, ce sont des pots de fleurs" qu'il avait dit, en parlant des MayFlowers. Et bingo, j'ai trouvé le nom Carter en survolant la feuille. J'avais donc décidé de lui mettre un petit mot dans son casier - bien plus rapide que d'essayer de la trouver dans cet établissement tellement grand - en lui proposant un "rendez-vous" près du grand lac. Beaucoup plus tranquille que le pensionnat ... Manquait plus qu'à espérer qu'elle ne me pose pas un lapin.

Mais non, elle était bien là. Après avoir traversé une "forêt" si j'puis dire, je pouvais l’apercevoir, assise, au loin. Je ne pouvais m'empêcher de laisser apparaître un large sourire. Elle avait changé pendant ce temps, et dans le bon sens. Je marchais un peu plus vite que sur la route, pressé de pouvoir la revoir depuis tout ce temps. Puis, enfin arrivé à destination, je m'arrêtai derrière elle. M'avait-elle remarqué ? Aucune idée. Ainsi, en lui mettant mes deux mains sur ses épaules, je lui avais dit d'un ton plutôt joyeux ceci :

— Devine qui c'est ...


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Dernière édition par Kobagawa B. Maïden le Mer 14 Mar - 14:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: — J'arrive au bord du lac, j'aimerai bien que tu sois là ... ♫ (Kobachouw.)   Mer 14 Mar - 13:07

Le bruit de pas foulant le sol brisa le silence serein qui s'était installé près de l'étendue cristalline ; les quelques oiseaux venus profiter de la tranquillité à terre s'envolèrent d'un seul coup, effrayé par le nouvel arrivant. Elizabeth, qui s'était alors plongée dans un nouveau dessin pour tuer le temps, leva légèrement la tête et balaya les alentours du regard. Personne. Haussement d'épaules faussement étonné. Cool, je deviens comme Jeanne d'Arc, j'entends des choses qui n'existent pas. Bientôt, je vais me mettre en armure et sauver le pays. Hourra ! ... Ou pas. La jeune fille ne mit que quelques instants pour assimiler la pression qu'on exerçait alors sur ses épaules. Au sens propre du terme. Ce n'était pas aujourd'hui qu'elle se ferait brûler vive sur un bûcher : il y avait bien quelqu'un dans le coin, et ce quelqu'un était derrière elle. Ne pas crier. Ne pas crier. Ne pas ...

Devine qui c'est ...

... Crétin. La brune se releva d'un bond et glissa ses mains derrière son dos, tenant fermement son carnet à croquis ; elle n'avait certes rien à cacher quant à son contenu, mais n'appréciait guère que l'on jette un coup d’œil sur une de ses créations en cours. Elle tourna les talons, un franc sourire ancré sur son visage si pâle, et détailla rapidement Maïden du regard. Il n'avait, physiquement, pas changé. Quoi que. Il avait pris quelques centimètres depuis tout ce temps, et dépassait toujours son amie d'un bon décimètre. Tout le monde est plus grand que moi, c'est frustrant. Elle accrocha pendant quelques instants son regard et ne put retenir un hoquet de surprise — qu'il ne comprendrait sûrement pas — : la teinte carmin de ses iris, si semblable à celle de son œil unique, lui était totalement sorti de la tête. Elle comprenait maintenant l'attitude de certaines personnes vis-à-vis de son regard. On voit pas ça tous les jours, c'est sûr.

Si l'unique volonté d'Eliza' lui avait permis de sauter dans les bras de Maï', voilà déjà de longues minutes que la chose aurait été faite. Seuls bémols, et ils étaient de taille : d'horribles crampes d'estomac — de l'appréhension ? — ainsi qu'un douloureux sentiment de colère l'empêchait de faire le moindre mouvement. Colère ? Elle réfléchit quelques secondes. Compris. Et explosa. Son magnifique sourire se fendit en un horrible rictus. Sans prévenir, elle sauta au cou du garçon et empoigna solidement le col de sa chemise ; la flagrante différente de taille entre les deux rendait involontairement la scène comique. Ce qu'elle était loin d'être, d'ailleurs.

Abruti. T'as mon adresse, mon numéro, mon e-mail et tout le tralala, et t'es pas foutu de donner des nouvelles pendant tout ce temps ?

Le timbre de sa voix s'était avéré étonnement calme lors de sa remontrance, et elle se doutait qu'elle ne fût pas très convaincante lors de cette dernière.

Mais l'essentiel restait qu'il comprenne l'arrière-pensée du message, non ?

...

Crétin.

Elle relâcha lentement le col de Maïden et profita de son inattention pour venir se nicher contre lui. Simplement. Elle cala la tête contre son épaule et leva innocemment les yeux vers lui, un air angélique éclairant son visage. Faire une crise en renvoyant Maï' : c'est fait.

... Tu m'as manquée.

... J'aurais pu commencer par dire ça.

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MessageSujet: EN COURS DE CORRECTION   Mer 21 Mar - 19:15


Après lui avoir touché les épaules histoire de lui dire que j'étais là, Elizabeth se leva avant de se retourner vers moi, souriante. Ah, ce sourire, je dois bien avouer qu'il m'avait manqué. Tout comme son visage, qui n'avait pas grandement changé. Cheveux mi-longs, coupés à la hauteur de ses épaules; œil rouge, presque similaire aux miens. Oui presque, les miens sont un peu plus ... foncés ? Mais bon, ça ne doit sûrement pas se voir. Enfin bref, différents. Et, quant à elle, elle ne possédait qu'un œil, l'autre étant couvert par une sorte de cache-oeil blanc. A mon tour, je ne pus m'empêcher de sourire : je la dépassais toujours. Pourquoi un tel sourire ? Disons que ... que je suis con c'est tout. Donc; alors que je la regardais, très rapidement Elizabeth eut un hoquet de surprise, pour je ne sais quelle raison. Surprise de me voir ? Ou de voir ce que j'étais devenu ? Aucune idée.

Alors que je fixais toujours la jeune fille, toujours aussi heureux de l'avoir revu, un nouveau sentiment s'empara de moi. L’incompréhension, et l'étonnement. En effet, le visage d'Elizabeth passait de "tout joli tout mignon" à ... une espèce de rictus. Puis, d'un coup, elle m'attrapa par le col après m'avoir sauté dessus. Ouah, c'était le genre de scène qui était censée être super émouvante et tout et tout, mais qui au final va finir en dispute ou je ne sais quoi ? Je me souviendrai toujours de ses paroles à ce moment-là. En même temps, la première chose que l'on entend d'une personne depuis plusieurs années, ça ne s’oublie pas comme ça.

Abruti. T'as mon adresse, mon numéro, mon e-mail et tout le tralala, et t'es pas foutu de donner des nouvelles pendant tout ce temps ?

Alors c'était ça la raison. J'aurai aimé pouvoir lui répondre, mais rien de "gentil" ne me venait. Non mais sérieusement, si j'avais pu, je l'aurais fait. Tss. Et je n'avais pas vraiment envie de dire quelque chose qui pouvait être blessant ou je ne sais quoi, donc, autant ne rien dire. Mon sourire avait aussitôt disparu, et je me mis à la regarder - presque - comme je regarderai un étranger : un regard "calme" et neutre. Mais pas méprisant : c'était tout de même Elizabeth ... J'avoue avoir été plus ou moins déçu par ses premières paroles. Il faut croire que c'était son petit moment de crise car après ceci, elle se nicha contre moi en calant sa tête contre mon épaule. Son regard avait également changé : plus de rictus, juste un visage ... "angélique". On passe presque d'un extrême à l'autre, hu.

... Tu m'as manquée.

C'est pas ça qu'il faut dire en premier, normalement ? Enfin, je lui avais donc souri comme précédemment, avant de lui "répondre" :

— Tu m'as manqué aussi.

Ensuite, je m'écartai d'elle doucement, avant de m'étirer et de la regarder une fois de plus. Puis, lors de la seconde qui suivait, je me retournai pour jeter un coup d’œil à l'épaisse forêt, en posant une question - qui, ma foi était ... fort originale. - à Elizabeth.

— Alors, quoi de nouveau ?

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MessageSujet: Re: — J'arrive au bord du lac, j'aimerai bien que tu sois là ... ♫ (Kobachouw.)   Dim 1 Avr - 12:55

"Déjà ?" fut la seule pensée rationnelle qui traversa l'esprit de la brune lorsque Maïden la libéra de son étreinte. Mettre un terme à des embrassades n'avait, en général, rien de bien agréable, mais le cas d'Elizabeth était différent. Malgré son silence à ce sujet, depuis son retour brutal à Queen Anne's Revenge, elle souffrait d'un terrible manque d'affection. Les mots doux et les câlins d'Alice lui manquaient terriblement, et malgré le surplus d'affection de certaines de ses amies — surtout Joy —, elle ne pouvait combler le terrible vide qui creusait son petit cœur. Et, bien qu'elle ne le considérait pas comme tel, Maï' était un garçon, et elle était androphobe. La jeune fille n'avait certes pas peur de lui — ou alors, cette peur était minime —, mais elle savait pertinemment que, malgré tous les efforts qu'il pouvait mettre en œuvre, il ne serait pas apte à combler ce vide. (et on voit bien là que l'auteur est en manque de trucs dégoulinant de guimauve pour écrire des choses pareilles)

Il la sortit de ses pensée sans queue ni tête en lui posant LA question. Il était bien connu que demander des nouvelles de quelqu'un était un facteur favorable à la chute nette d'une conversation. Mais ce crétin n'était pas assez intelligent pour le savoir. Elizabeth passa une main dans sa courte chevelure de jais et regarda les nuages d'un air vaguement perplexe. Que pouvait-elle bien lui dire ? Cela faisait tellement longtemps qu'elle ne l'avait pas, et lui narrer toutes ses prouesses des trois dernières années prendraient beaucoup de temps — et rappelons que la jeune fille n'était guère à l'aise à l'oral. Elle se gratta la joue, pensive, et prit finalement la parole.

L'état d'Alice s'est légèrement améliorée, mais les médecins ne payent pas chers quant à sa survie.

La voix de la jeune fille était sèche, tremblante, hésitante. Sa jumelle avait toujours été un sujet de conversation délicat pour elle ; c'est en partie pour cela que peu de personnes au pensionnat ne connaissait son existence — et c'était très bien ainsi. Elle prit conscience quelques instants plus tard du contenu de ses paroles : l'état d'Alice pouvait, certes, intéresser Maïden, mais la Carter devina qu'il souhaitait de ses propres nouvelles. Sauf que je n'ai rien à lui dire. Ou du moins, elle ne souhaitait rien lui dire.

Boum.

Une idée ... non, une pulsion lui traversa l'esprit. Bête, immature, sans sens. Mais une pulsion quand même. Silencieuse, la brune s'approcha de son ami et posa ses mains sur ses épaules. Elle jeta un regard malicieux derrière lui et afficha alors un grand sourire ... flippant. Pas de barrières. Elle rapporta son attention sur le garçon et planta son regard dans le ciel. Elle approcha doucement son visage du sien et lâcha un simple « Tu sais nager ? » avant de donner une violente pression contre ses clavicules. Ce qui suivit ne fut qu'un logique enchaînement des choses : Maïden perdit l'équilibre, bascula en arrière et se retrouva naturellement dans le lac. Ce dernier n'était guère profond, il ne faisait aucun doute quant au fait qu'il aurait pied.

Elizabeth s'effondra alors. De rire. Un rire simple, sincère, mais terriblement incontrôlable. Elle sentait une terrible pression au niveau de ses côtes, mais l'ignora royalement. L'occasion avait été trop belle pour qu'elle la loupe. T'avais qu'à pas me laisser sans nouvelle. Elle chassa d'un revers de manche une larme germant contre son œil droit, sans pour autant calmer son fou-rire.

Cela faisait tellement longtemps qu'elle n'avait pas ri de telle sorte.

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MessageSujet: Re: — J'arrive au bord du lac, j'aimerai bien que tu sois là ... ♫ (Kobachouw.)   Aujourd'hui à 18:26

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— J'arrive au bord du lac, j'aimerai bien que tu sois là ... ♫ (Kobachouw.)

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