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 Try as I may, it doesn't last ● Daisuke.

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Infirmière - Mayflower
my dear, i'm
Medwyn Oldfield


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MessageSujet: Try as I may, it doesn't last ● Daisuke.   Mar 13 Mar - 16:11

☘ AH BAH MINCE... PLUS DE LUMIERE!
Elles coulent et s'écrasent sur le sol. Elles coulent encore et toujours. Elles coulent et redoublent, rendant la scène plus maussade qu'elle ne l'est déjà. Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'académie a bien triste mine, inondée par la pluie torrentielle qui peu à peu gagne du terrain. Trois heures maintenant que ce fléau se déverse en continue, ne s'accordant pas de pause. Il ne doit pas être plus de sept heures du matin et voilà que le ciel nous donnerait bien vite l'impression d'avoir dépassé les vingt heures. Les couloirs sont des plus calmes, les étudiants ayant regagné leurs dortoirs une bonne heure auparavant, traversant la cour comme si leur vie en dépendait en raison des forts intempéries. Si l'homme-même craint un simple rhume, alors que ferait-il s'il devait vivre en continue dehors, tel un animal, dans l'obligation même de chasser pour s'alimenter, luttant contre vents et tempêtes? Non, cette vie n'est pas envisageable pour un être humain, aussi téméraire puisse t-il être. Les arbres devant les bâtiments s'agitent et laissent parfois les branches fouetter les carreaux qui se trouvent à proximité. Les bourrasques s'engouffrent dans les portes, leur faisant faire d'étranges soubresauts à leur tour. Un peu plus et on pourrait associer ces intempéries à la saison d'hiver -et pourtant non, ce n'est encore que l'automne, bien qu'à cette allure, le manteau blanc ne tarderait certainement plus à recouvrir par surprise les hautes-plaines-. un frisson qui me parcourt l'échine. C'est un jour nouveau. Une page qui se tourne. Et vous savez quoi? Le pire dans tout ça, c'est que les rhumes risquent de pulluler du coup.
[...]
Quatorze heures. Des consultations. Une réunion. Un entrevu avec une drôle de personne. Un moment de calme qui me laisse à mes souvenirs. Au final, c'est terrible ce calme qui s'abat si soudainement sur l'infirmerie. Derrière les vitres, j'observe le ciel et les nuages, essayant d'y discerner quelconques formes. Un chien. Un chat. Une mouette. Oh, tiens, une voiture. Clignant pour la première en deux minutes des yeux, je m'étire et tourne lentement la tête vers la porte, espérant y apercevoir l'ombre d'un étudiant. Rien. Ma vieille, on dirait bien que cette journée va être longue au possible. Portable qui sonne. « Allô? » voix masculine qui se fait entendre de l'autre côté. Visage serein qui se crispe lentement. Pourquoi est-ce que cette voix me fait brutalement penser à cette du meurtrier de mon père? Il y a une certaine intonation et... « Oui bonjour, ici la vie scolaire, juste pour vous signaler un malaise en salle de musique. Une élève qui ne se sentait pas bien. » ... retour à la réalité. Dans ce genre de situation, il ne faut surtout pas perdre de temps, d'autant plus quand on ne connait pas tous les dossiers médicaux. « J'arrive tout de suite. » raccroche. Et dire que je suis la seule infirmière dans un établissement où les élèves passent leur temps à se batailler. Encore, je dirais que les malaises se font plus nombreux que les blessés, ces derniers temps. Peut-être trouveront-ils un jour un terrain d'entente et que tout pourra se régler convenablement? ... et vite surtout. Soigner des blessés n'est jamais très plaisant, même si ça constitue la majeure partie de mon emploi du temps, mais tout de même. Bien qu'ils soient pour la plupart issus de familles fortunées ou bien installées, je n'ai pas encore vraiment eu de remontrance à faire à qui que ce soit. Les étudiants sont corrects avec moi pour le moment et je pense bien leur rendre, non? A peine quatre minutes plus tard me voici sortie de la salle, trousse de secours dans la main, petit calepin dans l'autre. Peut-être l'élève en question n'a-t-elle pas déjeuné ce matin. Ou peut-être n'a-t-elle pas dormi son compte. Une chose est sûre: j'espère pour elle qu'il n'y a pas autre chose en dessous, comme la prise de stupéfiants par exemple. Une remarque peut cependant être faite à la moitié des étudiants de tous les établissements existant: la prise non régulière du petit déjeuner. Il y a deux possibilités: soit l'adolescent est trop flemmard et dans ce cas n'a pas le courage de se faire un petit déjeuner équilibré, soit il se lève en retard et vit à deux cent à l'heure. Triste constat lorsque l'on sait que ce repas est le plus important de la journée. Quatorze heures dix. arrivée sur les lieux et auscultation de l'étudiant. Résultat? Soirée arrosée de la veille.
[...]
Seize heures quarante-cinq. Après une petite pause thé, j'envisage de me lancer dans la lecture de certains dossiers, certains m'ayant été spécifiés comme particulièrement chargés. Oui. J'avoue que nombre d'entre eux me désemparent un peu. Seize heures cinquante-cinq. Toujours penchée sur les morceaux de papier, yeux froncés, je bois les mots écrits, observant entre temps les photographies. Non, lui n'est jamais passé à l'infirmerie jusqu'à ce jour, ou du moins pas depuis que je suis ici. Seize heures cinquante-huit. Un élève arrive en catastrophe, le visage couvert de sang et en sueur. Il suffisait que j'y pense tout à l'heure pour que ça se réalise. Décidément, je devrais arrêter de me torturer les méninges ainsi. C'est affligeant. « Est-ce que ça te prend souvent d'arriver à l'infirmerie comme ça? Enfin je veux dire... avant que je n'arrive ici, tu venais souvent pour cause de bagarre? » « C'est les autres qui me cherchent, moi je cherche pas les noises. Et puis vous êtes qui pour me poser ces questions hein? Vous voulez pas que je vous donne ma pointure non plus? » son ton m'étonne grandement. A-t-il eu l'impression que j'étais de la police ou bien que je cherchais trop à en savoir sur lui? Non, je n'ai pas assez de culot pour oser une chose pareille. Pourtant il ne s'agit là que d'un adolescent, alors je me contente de lui adresser un simple petit sourire remplit de compassion. Il s'étonne à son tour et pousse un soupir. « On m'avait dit que vous étiez bête mais alors à ce point... » pardon? Cette fois, je ne peux réprimer un haussement des sourcils, « Pardon? » il me rit au nez. « Eh bah... j'sais pas. Vous soignez même quand vous avez la tête ailleurs. Bah ouais, cachez le pas... ça se voit bien que vous avez pas la tête à ça aujourd'hui hein. » alors là, je ne comprends plus rien. Peut-être chercher t-il tout bêtement à m'abrutir? « Non non, tout va bien. » hop, encore et sourire.
Daisuke. En fait c'est le fait de savoir qu'il travaille également ici qui me perturbe. Même sans que je m'en rende compte, il arrive à me travailler comme ça, en silence, provoquant une petite douleur au plus profond de mon être. On ne pourra jamais s'entendre lui et moi, ça c'est certain. douleur sur le bout du nez. « Outch...! » clignement des yeux et rire qui résonne dans la pièce. Ce gamin vient de me faire une pichenette sur le bout du nez. Mais sur quel spécimen suis-je tombée encore? Dix-sept heures trente. Il part, me laissant seule pour la énième fois de la journée.
[...]
Dix-neuf heures. Maintenant, il faut allumer la lumière parce qu'on ne distingue plus grand chose. Déjà que le temps ne s'y prête pas, mais alors en plus... la horaires de saison non plus. Manquer de lumière naturelle... c'est inquiétant vous savez. Le simple fait de penser à la nuit me donne souvent des frissons, ne cédant pas la place à la crise d'angoisse mais pas loin. Encore une fois, je vais devoir quitter mon lieu de travail assez tard. Par habitude, à dix-huit heures, les affaires sont déjà correctement rangées, histoire de donner le moins de travail possible au concierge. Quoique... maintenant que je le connais celui-là, lui donner du boulot en plus ne serait pas du luxe.

Vingt heures. Ouf, c'est enfin le moment de souffler et de gagner les appartements tranquillement sans stresser. Manteau sur le dos. Sourire sur les lèvres. Affaires rangées et cahiers sous le bras. Clef qui s'introduit dans la serrure. Pour le moment tout va bien, vous voyez. Vingt heures cinq. Engagée dans les couloirs pour quitter le bâtiment, je me stoppe brutalement: la lumière vient de brutalement s'éteindre. Je n'ose plus bouger, la respiration haletante, comparable à si j'avais fait un marathon. Des gouttes de sueur commencent à perler sur mon front, alors que je fais quelques pas vers l'arrière, totalement tétanisée à l'idée de ne plus voir de source lumineuse. Je n'ai pas de lampe et impossible de distinguer quoique ce soit. Le bruit des gouttes au dehors ne fait que renfoncer mon angoisse. Il n'y a plus de raisonnement qui tienne la route, plus de pensée pouvant me rassurer. J'ai peur. Les larmes me montent aux yeux et je me souviens de ce fait de la première fois où j'ai été bloquée dans l'infirmerie, la lampe ayant également cédée. Oh mon dieu. Et en plus il n'y a personne dans les couloirs. PERSONNE! Voir quelqu'un débarquer pourrait pourtant m'aider mais... je prends la fuite. La tempête fait rage, des branches d'arbres frappent rudement contre les carreaux et moi, je descends les escaliers à toute vitesse, me fichant royalement de chuter. Les larmes coulent et les sanglots s'en mêlent. Le visage bientôt inondé de larmes, je tremblote et m'arrête au tournant d'un mur, ayant entendu un drôle de bruit. « IL Y A QUELQU'UN?! » voix paniquée, je me remets à courir, essayant d'habituer mes yeux à cette obscurité. « S'IL VOUS PLAIT, QUELQU'UN! » un regard par-ci, un autre par-là et il me semble que je suis dans le hall, donc non loin de la sortie. Mais dehors il fait noir aussi alors... alors... et si j'étais bloquée ici toute la nuit? Et si personne ne revenait? Et si on m'oubliait, hein? OH NON! Coeur battant à tout rompre, je me laisse finalement glisser contre un poteau soutenant les fondations, plongée en plein désespoir et les yeux cachés par mes mains. Mais qu'est-ce que je vais devenir?!


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MessageSujet: Re: Try as I may, it doesn't last ● Daisuke.   Mar 13 Mar - 17:10

« Salut Dai, j'aurais voulu savoir si tu avais retrouvé un collier en nettoyant la salle de musique ?
-Hey. Mh non je ne crois pas, tu l'as perdu hier ?
-Oui, en dernière heure.
-Je n'ai rien vu. Passe à la vie scolaire, ils ont plus de chance de l'avoir que moi.
-Ha euh, d'accord... et... et sinon ?
-... quoi ?
-Bah, y'a Leena hier qui m'a dit que tu étais intéressé par une fille !
-Une fille, moi ? Ha ! Tu sais bien que j'aime pas les petites filles, les lycéennes m'intéressent pas.
-Je parlais pas d'une lycéenne, mais de l'infirmière !
-Medwyn ?
-Tu l'appelles même par son prénom !
-Eh, tu veux que j'aille toucher deux mots à ton copain de la soirée un peu trop arrosée ou quoi ?
-M-mais non !
-Alors occupe toi de tes fesses ! Si t'en reparles, travaux forcés !
-D'accord ! Je te dérange pas plus ! A bientôt !
»

Biiip. Biiip.
Dai lâcha un long et profond soupir, quelque peu agacé. Les appels du genre avaient le don de l'agacer. Depuis l'incident de l'infirmerie, il semblerait que la jeune Leena, celle qui l'avait renversé avec la porte, ait eu envie de répandre quelques rumeurs. Ca ne fait pas de mal, hein. 'tain, manquerait plus que ça arrive aux oreilles de Medwyn. Nouveau soupir. Il rangea son portable dans sa poche et se massa les tempes, coudes posés sur les genoux. La situation était quelque peu délicate, et il recouvrait à peine de sa gastro-entérite. Il était fatigué, énervé, et très facilement irritable. Bref, les élèves avaient intérêt à faire profil bas.

Assis sur un banc dans le parc de l'établissement, il regardait d'un air absent les feuilles des arbres s'envoler à vive allure. Avec un temps pareil, son travail avait été fortement réduit. Et il ne pouvait même pas fumer sans prendre le risque de voir sa clope s'envoler à deux kilomètres. La raison pour laquelle il se trouvait sur ce banc était justement une cigarette. Alors qu'il s'apprêtait à fumer à la fenêtre de son appartement, quelqu'un avait eu la merveilleuse idée d'ouvrir la baie vitrée ainsi que la porte, provoquant un immense courant d'air qui avait emporté la cigarette. Et Dai, en tant qu'accroc radin, n'avait pas toléré que sa cigarette se barre sans être fumée. Sauf qu'il ne l'avait pas retrouvée ; il faisait peine à voir, assis tout seul sur le banc en attendant la fin des cours.

... Ah, enfin, ça sonne. Il se leva du banc, et s'avança vers le hall. Enfin il pourrait bosser. Le ménage ne lui manquait pas, mais il préférait ça plutôt que ne rien faire ou aller geeker à l'appartement. Sortir avec un temps pareil, c'était mort aussi, il ne lui restait donc plus que le travail. Comme d'habitude, il commença par prendre tout son matériel et grimper à l'étage, utilisant l'ascenseur de service. Casque de musique sur les oreilles, portable dans la poche, le jeune concierge s'adonna à ses tâches sans rechigner, bien content d'être tranquille pour bosser.

Sauf que peu après vingt heures, alors qu'il entamait la seconde moitié du rez de chaussée, l'électricité coupa. Il se retrouva complètement dans le noir. ... c'est quoi ce bordel ? Se redressant et posant sa serpillère contre le mur, il abaissa son casque autour du cou et tendit l'oreille. Pas de bruit. Attend... c'est quoi là que j'entends ? Quelqu'un qui crie et appel au secours ? Dai ouvrit la porte, se demandant s'il n'avait pas rêvé. A sa droite, tout au fond du couloir, il entendit quelqu'un courir, et pas d'un rythme régulier. C'était probablement dû à la panique. Soupirant, Dai s'élança hors de la salle qu'il lavait et s'avança vers le grand hall. N'y voyant rien, il prit la lampe de poche à sa ceinture et l'alluma. Se fiant aux sanglots qu'il entendait, sa lumière vint finalement se poser sur...

Medwyn ?! Il resta un instant surpris. Alors qu'il ouvrait la bouche pour parler, la jeune infirmière se jeta littéralement sur sa main et s'accrocha à ses vêtements comme si sa vie en dépendait. M-mais qu'est-ce qu'il lui prend là ?! Il esquissa un mouvement de recul, pas très à l'aise, et voulu articuler quelques paroles. Mais étrangement, il n'y parvint pas. La voir dans cet état l'alarmait et il se demandait ce qui pouvait bien la faire autant paniquer. Tournant la lumière de sa lampe de poche en direction de l'escalier, il ne vit rien. Elle ne semblait pas être poursuivie ni rien. Mais la priorité... était de rétablir le courant.

S'il se montrait, elle paniquerait davantage. Elle serait probablement capable de s'imaginer que j'ai coupé le courant pour la tuer ou connerie du genre, tshe. Bon, faut que je la rassure là, autrement je vais devoir me trimballer ses pleurs pendant trois plombes, et j'aurai l'air encore plus horrible que d'habitude... Son regard s'attendrit légèrement. Qu'elle me haïsse, c'est pas réciproque. La repoussant légèrement de lui, il lui prit la main et indiqua un coin du hall avec sa lampe. Une porte dont lui seul et le directeur avaient la clef. Sauf que bon. C'est un peu comme une mini-cave cet endroit, elle va flipper comme jamais. Il se racla la gorge, pas convaincu par sa propre idée. Après une seconde de réflexion, il ... ne pipa aucun mot. Le silence était préférable selon lui.

Autant il ne voulait pas s'approcher d'elle, autant la voir dans cet état l'inquiétait fortement. Il avait un étrange sentiment de culpabilité qui s'était emparé de lui, et le forçait à l'aider. Quoique même sans ça, il l'aurait probablement fait. Mais là, il se sentait oppressé, comme si tout dépendait de lui. Il pouvait être soit le sauveur, soit le bad guy qui veut lui faire du mal. La seule chose qu'il pouvait espérer, c'était qu'elle ne s'enfuie pas, pour qu'au moins il puisse lui parler. Quoique même si elle partait en courant, je suis sans aucun doute plus rapide qu'elle. Aucun mal à la rattraper, donc. Enfin, s'il pouvait éviter de lui courir après, il ne dirait pas non.

Il maintint la lumière de la lampe sur la porte, et fit quelques pas, tirant Medwyn avec lui. Mieux valait ne pas la laisser seule dans cet état, surtout en ignorant la cause de sa panique. J'espère au moins qu'elle ne va pas me griller trop vite et s'enfuir à toutes jambes je sais pas où... j'ai autre chose à foutre que jouer au chat et à la souris. Une fois la porte atteinte, il fut obligé de lâcher sa main et chercher les clefs dans ses poches... et fit une grosse connerie, sans réfléchir. Il lui donna la lampe. Rah mais elles sont où ses clefs ?!

... deux secondes de réflexion, lumière sur sa gueule. ...tu le fais exprès d'être totalement abruti, Dai ?


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