AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
En raison d'un surplus de 4e années, nous vous demandons de privilégier la création de 1ères années. Merci à vous ♥

Partagez | 
 

 Colore le monde • Elizabeth

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Snap King
my dear, i'm
Erwan R. Chevalier


Féminin Messages : 7
Shillings : 16
Age : 19


Identity Card
Age : 17 ans
Club : Informatique
Classe/Poste & Chambre/Appart': 4-1 ; n°2 snap king

MessageSujet: Colore le monde • Elizabeth   Dim 22 Avr - 17:04

Sans feutres, sans épreuves ni bombes
La salle d'informatique est vraiment très utile. Trouver des jeux très légalement et les mettre sur une clé usb avant d'y jouer sur mon ordinateur dans ma chambre est vraiment intéressant comme activité. Pendant le téléchargement, j'ai même pu mettre à jour la liste des couples que j'ai pu remarquer ces temps-ci. Cela peut toujours servir pour quelque tour comme par exemple, détruire totalement certains couples. Ou donner un rendez-vous à la demoiselle en se faisant passer pour son bien-aimé et en fait lui poser un lapin et la voir enguirlander celui qui n'a jamais entendu parler de quelque rendez-vous. Il vaut mieux profiter de la tranquilité d'un dimanche au soir pour faire ce genre de choses et, bien sûr, effacer toutes les traces qui pourrait donner des informations compromettantes sur moi.

Ranger la clé usb si précieuse dans une poche intérieure cousue par mes soins sur ma veste et cacher mon petit carnet remplis de noms et de photos dans un petit sac possédant un double fond ne prennent que quelques minutes. Un petit regard à ma montre m'indique qu'il n'est pas encore l'heure de dîner alors j'attrape un livre d'anglais dans mon sac et commence à le lire. Malgré le fait que je sois bon en langues, il me manque un peu de vocabulaire encore. Pour compenser ce petit travers, il me faut beaucoup lire textes et poésies anglaises. Il m'arrive même parfois d'ouvrir des dictionnaires et de les lire. J'aimerais arriver à penser en anglais. Je n'aurais plus besoin de passer par la traduction pour m'exprimer dans cet établissement. Je ne comprends pas la décision de notre idiot de père. Ni pile, ni face ne changeront si vous les déplacez. Il semble ne pas avoir compris que nos caractères sont depuis longtemps immuables. La naïveté est un bien beau défaut.

En rangeant mon livre, je me souviens qu'il me faudra le rendre demain. D'un marqueur vert, je marque sur ma main "Livre à rendre". L'anglais étant futile pour ce message, il m'a suffit d'utiliser ma langue maternelle. Les autres n'ont pas besoin de comprendre ce pense-bête qui se cache sur ma paume. Regarder mon téléphone portable vert me fait penser à un dessin que j'ai commencé il y a peu. D'une main rapide, je soulève mon chapeau et attrape la feuille de papier qui se cachait dans le noir. Un soupir accompagne mes pas jusqu'à la salle d'art. Ce dessin est une erreur mais cela m'importe peu. Il me faut le continuer, il me faut le terminer. La salle est vide. Je m'installe à une table et met un casque pour meubler le silence avec de la musique. Le crayon glisse sur le papier, il laisse ses petites marques grises et le portrait se découvre. Je ne sais pas qui est cette fille qui se montre sous mon crayon. J'ai toujours aimé dessiner c'est pourquoi j'ai longtemps hésité entre le club d'informatique et le club d'art.

Le dessin fini, je le replis et le range sous mon chapeau. Mes pas accompagnent la musique, marquent le rythme mais en rencontrent d'autres. Le chapeau glisse, la feuille également. J'enlève le casque, éteins la musique temporairement et regarde dans quoi j'ai bien pu me cogner. Avec surprise, je remarque une jeune fille sur le sol. Je m'acroupis afin de ramasser le papier et de le cacher à nouveau son mon chapeau en espérant qu'elle n'ait rien vu. Son visage ne me dit rien. Je n'ai pas d'informations sur elle. Ni noms, ni amis, ni petit copain. Je laisse tomber mon casque et mon ipod dans mon sac vert et soupirant un petit "Mais quel idiot ! Comme si je pouvais pas regarder où je marche ...". Le français est utile pour se parler à soi-même, surtout en Angleterre.

    "Tu vas bien ? Tu ne t'es pas fait mal ? Excuse-moi, j'étais concentré sur ma musique je ne t'ai pas vu arriver ... Il me semble que nous ne nous connaissons pas alors je me présente, Erwan Russel Chevalier. Veux-tu que je t'aide à te relever ?"

Je tends une main. Je ne sais pas si elle la prendra, si elle la rejettera ou si elle me gifflera mais cela me semble correct comme manière d'agir pour quelqu'un de gentil et prévenant. Ce que je ne suis pas, bien sûr.
Revenir en haut Aller en bas
Fondatrice - Mayflower
my dear, i'm
Elizabeth Carter


Féminin Messages : 187
Shillings : 74
Age : 19


Identity Card
Age : 16 ans.
Club : Arts
Classe/Poste & Chambre/Appart': 3-1 ; n°1 (mayflower)

MessageSujet: Re: Colore le monde • Elizabeth   Dim 22 Avr - 19:57

Le dimanche n'avait jamais été une journée surchargée pour Elizabeth.

Elle était ce genre d'élève un peu intello qui, dès que retentissait l'ultime sonnerie du vendredi après-midi, se pressait vers la salle de repos ou la bibliothèque et se jetait littéralement sur ses devoirs, cela dans l'unique but d'en être débarrassée une bonne fois pour toute. Elle pouvait ainsi consacrer son week-end entier au dessin et flânait à sa guise dans la salle d'arts. Salle qui n'était, à son grand étonnement — et soulagement, que très peu fréquentée en fin de semaine ; elle n'était donc pas dérangée et pouvait profiter pleinement du matériel de la salle sans craindre l'intervention d'une personne externe — surtout si celle-ci était de sexe masculin. Là était tout le problème des activités du club : ces dernières étaient mixtes, et Eli' ne pouvait compter que sur sa chère Joy pour la sortir de situations on ne peut plus tordues dans lesquelles elle se voyait embarquer à cause de quelconque activité nécessitant un partenaire. C'était en partie pour cette raison qu'elle hantait délibérément la salle les jours de congés : les autres vaquaient à leurs occupations à l'extérieur et elle pouvait, entre autre, rattraper les quelques travaux sur lesquels elle avait du retard.

Et du retard, elle en avait aujourd'hui. A cause d'un facteur inhabituel nommé "livre à lire pour le lendemain", le doux dimanche après-midi qu'elle aurait tant souhaitée passer dans sa salle préférée s'était vu considérablement raccourci. L'horloge murale de sa chambre affichait presque dix-neuf heures lorsqu'elle arriva enfin à bout du pavé littéraire qu'elle venait d'avaler. Elle posa négligemment l'ouvrage sur son bureau et s'empara de la grande pochette noire vernie dont elle se servait habituellement pour stocker ses travaux en cours. Aviez-vous vraiment cru que l'heure tardive l'empêcherait de squatter la salle d'arts ? Bande de naïfs. Elle passa son porte-documents sous son bras et sortit de son dortoir d'une démarche calme et aérienne. Les couloirs se voulaient déserts, et c'était tant mieux : elle n'aurait pas à prendre mille précautions pour traverser la foule, comme elle en avait pris l'habitude depuis trois ans. Ses pas la guidèrent automatiquement vers l'escalier menant au deuxième étage, et elle emprunta naturellement le couloir familier menant vers la salle tant désirée.

... Sauf qu'un second facteur inhabituel avait décidé d'entrer dans la partie. Et ce dernier portait le nom singulier de "garçon qui ne regardait pas devant lui". Sans trop comprendre ce qui lui arrivait, Elizabeth se retrouva propulsée sur le sol, au même titre que les affaires du garçon. Il se baissa pour ramasser son chapeau et la feuille qu'il contenait ... TROP PRES ! La brune parvint à dompter son corps paralysé par la peur et se traîna à un bon mètre de là, tremblante. Tomber sur un homme était bien la dernière chose qu'elle aurait espéré faire aujourd'hui ; pour vous donner un ordre d'idée, mourir était placé juste avant dans sa petite liste fictive. Incapable de réagir, elle se contenta de planter ses canines dans sa lèvre inférieure afin de retenir le moindre cri qu'elle pouvait lancer.

Être androphobe, c'était pas marrant tous les jours.

L’œil carmin de la jeune fille ne pouvait se détacher de l'inconnu. Il arborait une chevelure verte qui n'avait rien de naturelle et une paire d'iris émeraude ; sa tête ne lui disait absolument rien, il ne devait donc pas être dans la même année que lui. Cool : elle n'avait qu'à se relever et s'enfuir, et elle n'entendrait plus jamais parler de lui. Sauf que lui ne semblait pas décider à la lâcher. Il lui tendit la main avec sympathie et se confondit en excuses, après quoi il se présenta comme ... non, en fait, Eli' s'en fichait, de son nom. Elle était bien trop concentrée sur la main qu'il lui tendait. Une personne normale l'aurait empoignée avec le sourire en disant que ce n'était pas grave.

Sauf qu'Elizabeth n'était pas normale.

Ainsi se contenta-t-elle de s'éloigner un peu plus et de caler ses genoux contre sa poitrine, tout en dévisageant le garçon avec une moue accusatrice.

Lancement de la stratégie de survie n°1.

Non mais t'aurais pas pu faire attention, sombre crétin ?

Son ton était autoritaire, agressif. Mais sa crédibilité plafonnait avec les bas-fonds de l'abysse : ses genoux s'entrechoquant n'étaient sûrement pas passés inaperçu aux yeux du jeune homme ...

☠ ------------------------ ☠


« LIFE IS NOT A JOKE. ★ »
Revenir en haut Aller en bas
http://www.youtube.com/watch?v=w9M4mTV67sw
Snap King
my dear, i'm
Erwan R. Chevalier


Féminin Messages : 7
Shillings : 16
Age : 19


Identity Card
Age : 17 ans
Club : Informatique
Classe/Poste & Chambre/Appart': 4-1 ; n°2 snap king

MessageSujet: Re: Colore le monde • Elizabeth   Dim 22 Avr - 21:57

Réactions de la jeune fille : s'éloigner, se mettre en boule et tout cela en me dévisageant avant de grogner.

    "Non mais t'aurais pas pu faire attention, sombre crétin ?"

Cela me fait bien rire. La réponse à cette question est aussi évidente que la peur de cette jeune fille dont le nom demeure inconnu. Seul un petit sourire s'est affiché sur un visage plutôt perplexe. Elle ne semble pas avoir remarqué le dessin. J'en suis soulagé. Il faut que je reste méfiant et sur mes gardes, même devant un pauvre animal blessé et apeuré. Reculer pour mieux analyser la position de cette pauvre victime me semble amusant alors je marmonne tout bas, en français bien sûr.

    "Genoux repliés sur la poitrine,regard observant mes faits et gestes, ton aggressif. Peur."

Une question subsiste. Pourquoi ? Mon attitude a été correcte, je n'ai fait que la bousculer. Ce n'est pas comme si je l'avais aggressée avec quelque arme. Mes yeux verts ont beau examiner encore et encore la demoiselle, aucune réponse ne me vient à l'esprit. La seule chose qui reste certaine est que je l'effraie alors je m'éloigne le plus possible avant de m'asseoir sur une table. Je ne sais plus quoi faire de mes mains donc je prends un stylo et j'écris dessus. J'écris des mots. Loup, peur, proie, prédateur, tout ce qui me vient à l'esprit sans toucher à mon pense-bête. Cela ne se voit pas que je me mords la lèvre. Je ne peux pas empêcher mes jambes de bouger, elles se balancent seules. Mon écriture se fait saccadée et je finis par lâcher le stylo. Les derniers mots ont été "Nervosité", "Stress" et "Danger". J'ai horreur d'être observé. Habituellement, j'observe, je note, je me fais spectateur. Je ne suis pas un acteur né, je suis juste quelqu'un qui passait par là par hasard et qui sait plus que l'on veut bien le croire.

Je lance un regard vers la fille. Elle est perturbante. Logiquement, si je ne trouve pas de raison à sa peur, peut être qu'il n'y en a pas. Mais cela reste à prouver, mieux vaut ne pas juger trop hâtivement. Normalement, devant quelqu'un qui a peur, il faut lui montrer qu'il est en sécurité. Comme elle semble avoir peur de moi, il faudrait que je montre que je ne suis pas dangereux. Comment montrer que je ne suis pas dangereux ? Je pense que dessiner des coeurs sur la table n'est pas une bonne idée. Elle n'apprécie pas l'aide, je crois même qu'elle n'apprécie pas ma présence. Peut être quitter la pièce mais cela réduirait en cendres toute chance de m'informer sur cette fille. Je laisse un soupir s'échapper face à mes réflexions qui ne mènent à rien. Je prends alors une feuille qui traîne et écris avec mon stylo vert un petit "Tu sais, je ne suis pas méchant.". Je forme un petit avion en papier avec mon mot et le laisse glisser dans les airs pour aterrir juste devant cette fille étrange.

Je regarde le plafond, le temps de la laisser lire. A moins qu'elle ne s'en méfie et ne vérifie si le papier n'est pas empoisonné. Ce n'est pas tout à fait faux que je ne suis pas méchant, j'aime juste jouer des tours aux gens. Ce n'est pas méchant, juste pénible et amusant. Le plus amusant est quand personne ne sait que c'est moi qui suis derrière les tours et que j'entends dire "Mais qui a pu faire cela ?". "Moi" que j'ai envie de crier au monde entier. Et oui, c'est moi mais vous ne m'attraperez pas parce que vous ne le savez pas. Un paquet de cartes vient s'étaler sur le sol. Il a dû tomber de mon sac qui n'est pas fermé parce que je viens de me baisser. Je le ramasse, remets les cartes à l'endroit et jette un coup d'oeil à la pauvre victime qui semble encore sur le sol.

    "Si tu veux que je parte, c'est possible. Sinon, on peut jouer aux cartes."

Je fais bien attention, aucun geste brusque, un sourire et un regard bienveillants, une distance suffisante entre nous deux. Je ne voudrais pas lui faire peur de nouveau. Comme c'est bidon comme proposition. Jouer aux cartes, vraiment. On dirait un enfant qui veut se faire un copain et qui lui demande de jouer avec lui. Intérieurement, je me cogne très fort la tête contre un mur. Elle a raison, je suis vraiment un idiot.
Revenir en haut Aller en bas
Fondatrice - Mayflower
my dear, i'm
Elizabeth Carter


Féminin Messages : 187
Shillings : 74
Age : 19


Identity Card
Age : 16 ans.
Club : Arts
Classe/Poste & Chambre/Appart': 3-1 ; n°1 (mayflower)

MessageSujet: Re: Colore le monde • Elizabeth   Lun 23 Avr - 14:59

Ce type n'était pas normal.

Elizabeth adoptait toujours un comportement hautain au possible avec les hommes qui tentaient de l'aborder. Ces derniers, avec un mélange de vexation et d'humiliation, se contentaient alors de l'insulter sauvagement et l'abandonner aussitôt, à son plus grand soulagement. Sauf que ce garçon (Erwan, c'est ça ?) n'avait pas eu cette réaction. Au contraire : il s'était éloigné d'elle, avait pris place sur une table et s'était mis à griffonner on ne sait trop quoi sur ses main. Et tout cela en la laissant tremblante comme une feuille dans son coin, bien sûr. Pour faire court, la brune était complètement coincée. Si elle ne bougeait pas, Erwan ne bougerait pas. Et si elle décidait de s'enfuir, il la rattraperait forcément. Ô joies de l'androphobie. Épuisée par cette situation, elle laissa retomber son menton sur ses genoux et se scotcha son regard sur le garçon aux cheveux verts, tout en priant pour qu'il daigne mettre les voiles.

Les minutes passent, et aucun des deux ne cèdent. Les jambes d'Eli étaient parcourues de tremblements discrets mais néanmoins présents, tandis qu'Erwan dessinait toujours sur ses paumes. Il finit d'ailleurs par changer de support d'expression et s'empara d'une feuille qui trainait par là. Il écrivit quelque chose dessus, plia le papier de sorte à créer un petit avion et le lança près de la brune qui, après hésitation, s'en empara lentement.

"Tu sais, je ne suis pas méchant."

Regard curieux à l'attention du garçon. Il essayait ... de la rassurer ? C'était bien le premier garçon qui adoptait une telle attitude avec elle. Elle rapporta son attention sur lui et remarqua le paquet de cartes éparpillées sur le sol. Le fait qu'il se balade avec un jeu ne l'étonnait même plus : ce type était bizarre, après tout. Il rangea soigneusement les cartes dans leur boîte, couvé par le regard inquisiteur d'Elizabeth, et rapporta son attention sur cette dernière ... Qui détourna immédiatement les yeux, les joues rosies par l'embarras.

Et, avec un grand sourire, il lui proposa une partie de cartes.

... On aurait pu croire à une bonne blague. Il savait pertinemment que la jeune fille était effrayée par sa seule présence ; alors pourquoi lui demander une telle chose ? Il devait être stupide. Oui, voilà : il ÉTAIT stupide. Tout s'expliquait. C'était même clair comme de l'eau de roche. La brune manqua de se facepalmer suite aux paroles d'Erwan, mais elle se retint après un brusque retour à la réalité. Il voulait bien partir ? Mais c'était magnifique ! ... Sauf que, bizarrement, quelque chose clochait. Un sentiment de culpabilité commençait peu à peu à croître dans l'esprit de la monophtalme. Elle glissa la main vers sa pochette, l'ouvrit et en sortit une petite trousse, dans laquelle elle extirpa un stylo bille bleu. Elle s'empara de la feuille que lui avait envoyée le garçon aux cheveux verts, sembla réfléchir quelques instants et écrit finalement un unique terme.

"Désolée."

Elle replia la feuille de sorte à recréer l'avion qu'on lui avait précédemment envoyé et, avec un coup de bras énergique, elle le fit s'envoler vers Erwan. Elle attendit que ce dernier finisse sa lecture pour finalement prendre la parole.

D'accord.

Ton neutre, mais tremblant. Sa voix n'était pas du tout assurée, traduisant son manque flagrant de confiance en elle sur ce coup-là. Elle allait regretter.

Je veux bien jouer avec toi.

☠ ------------------------ ☠


« LIFE IS NOT A JOKE. ★ »
Revenir en haut Aller en bas
http://www.youtube.com/watch?v=w9M4mTV67sw
Snap King
my dear, i'm
Erwan R. Chevalier


Féminin Messages : 7
Shillings : 16
Age : 19


Identity Card
Age : 17 ans
Club : Informatique
Classe/Poste & Chambre/Appart': 4-1 ; n°2 snap king

MessageSujet: Re: Colore le monde • Elizabeth   Mar 24 Avr - 21:48

Un joli stylo bille bleu, voici ce qu'elle sort de sa pochette avant d'écrire un petit mot sur mon avion en papier. Deux petites mains de porcelaine plient doucement et soigneusement le papier sur lequel les plis réalisés par moi-même persistent. Je regarde la main qui s'élève doucement en tenant le message et remarque le cache-oeil. Je suis vraiment aveugle pour ne pas l'avoir vu avant. Peut être s'est-elle blessée à l'oeil. Mais mieux vaut me méfier, cela pourrait être un sujet sensible qui découlerait d'un accident ou d'une maladie. Me taire est préférable. Le petit avion s'élève dans les airs et passe à côté de ma tête avant de se faire attraper par une main à moitié verte. Je défais le pliage avant de lire un petit mot. "Désolée".

Lire le mot n'a pris que quelques instants et déjà je relève la tête et déjà elle se met à parler.

    "D'accord."

Vraiment ? Je n'y croyais pas. Malgré le ton tremblant et la peur qui continue de se sentir dans sa voix, elle accepte ma présence. Est-elle idiote ou courageuse ? Affronter sa peur ainsi, c'est surprenant même si je ne sais pas d'où elle vient. Peut être cette fille va-t-elle se révéler intéressante.

    "Je veux bien jouer avec toi."

A quoi jouer ? Bonne question. Le seul jeu qui me vient en tête est plutôt simple mais son nom m'échappe encore. Je me souviens juste des règles alors je m'approche d'elle, m'assied sur le sol en évitant de trop m'approcher et commence à lui expliquer.

    "Bon. Je vais t'expliquer les règles du jeu que je te propose. Vois-tu, je vais disposer trois cartes entre nous deux. Je vais séparer le reste du paquet en deux parties et chacun de nous aura une partie. Le but du jeu est de finir son paquet avant son adversaire. Pour jouer, il faut tirer les cartes du paquet et les poser sur une des cartes posées sur le sol en faisant attention à ce que la valeur de la carte sur le sol soit directement supérieure ou inférieure à celle que l'on veut placer. S'il s'avère que nous sommes bloqués tous les deux, la victoire se jouera sur le nombre de cartes restant dans nos paquets respectifs."

Une fois l'explication terminée, je pose trois cartes sur le sol, entre nous et se révèlent un as de pique, un valet de trèfle et un dix de carreau. Ceci fait, je commence à compter le nombre de cartes de mon paquet en faisant attention de retirer les diverses cartes joker. Je ne peux m'empêcher de le faire en français, à voix basse, cela m'aide à mieux me concentrer. Après avoir réussi à compter les cartes, il me faut compter le nombre de cartes pour faire des moitiés ayant le même nombre de cartes. Je dispose le paquet qui est destinée à la jeune fille devant elle en faisant bien attention à ne pas la toucher pour éviter de l'effrayer. Et je relève les yeux jusqu'à son visage, jusqu'à son oeil rouge plutôt étrange. Ce n'est pas habituel de voir une fille brune avec un seul oeil rouge. Peut être qu'elle n'est pas brune naturellement, peut être qu'elle se teint les cheveux. Peut être qu'elle a des yeux d'une autre couleur, peut être qu'elle porte des lentilles. Le sujet n'est pas très intéressant pour l'instant, peut être plus tard pourra-t-il être abordé.

    "Commençons quand tu le voudras."

Elle me paraît déjà si familière alors que je ne connais même pas son nom. Je veux tester ses réactions, je veux voir son comportement, je veux la voir. Je veux voir si elle réagit à mon égoïsme d'avoir choisi le jeu, je veux voir si elle réagit à ma fausse gentillesse que j'invite juste pour elle, je veux voir si elle me baffera ou me criera encore dessus par peur, je veux tout voir. Je n'ai pas besoin de nom, j'en trouverai un moi-même en fouillant dans les dossiers de l'école. Peu importe le nombre de photos que je devrai consulter, j'ai déjà quelques informations. Je pourrai la trouver. Elle m'intrigue, elle m'impressionne. Je n'ai encore jamais rencontré quelqu'un avec de telles réactions, avec une telle peur. Peut être que n'importe quelle personne ayant ces réactions imprévisibles me fascinerait mais voilà, c'est tombé sur elle. Alors dis moi tout, montre moi qui tu es.
Revenir en haut Aller en bas
Fondatrice - Mayflower
my dear, i'm
Elizabeth Carter


Féminin Messages : 187
Shillings : 74
Age : 19


Identity Card
Age : 16 ans.
Club : Arts
Classe/Poste & Chambre/Appart': 3-1 ; n°1 (mayflower)

MessageSujet: Re: Colore le monde • Elizabeth   Jeu 26 Avr - 17:44

Elle n'aurait jamais cru se retrouver dans une telle situation.

Eli', jouer aux cartes avec un garçon ? On aurait presque pu croire à de l'ironie. Un de ces bonnes vieilles blagues qu'elle se plaisait, de tant à autre, à conter à ses parents pour les rassurer quant à son cas. Sauf que le contexte était ici cent pour cent réel, et que la brune s'était bel et bien laissée embarquer par le petit jeu d'Erwan. Idiotie, courage, appelez ça comme vous voudrez ; le piège s'était refermé sur elle de manière magistrale, et elle ne s'était rendue compte de rien. Elle cala une de ses mèches derrière son oreille tout en écoutant le garçon aux cheveux verts dictait les règles de son jeu. Les jeux de cartes n'avaient jamais été quelque chose qu'Elizabeth appréciait tout particulièrement : elle préférait encore se poser dans un coin, seule, et dessiner pendant des heures les quelques croquis qui pouvaient bien lui venir à l'esprit.

Avant même qu'elle ne s'en rende compte, Erwan posait déjà trois cartes sur le sol. La jeune fille les regarda d'un air absent et rapporta son attention sur le garçon, qui triait tranquillement le reste du paquet de cartes. Les quelques mots qu'il marmonnait pour lui-même confortèrent l'anglaise quant à sa nationalité : française, comme elle l'avait devinée grâce à son accent. Tri terminé, division du paquet opérée : Erwan s'approcha lentement de l'androphobe, qui eut immédiatement un mouvement de recul : elle se crispa, et ne relâcha la pression exercée par ses mâchoires que lorsque le garçon retourna sa position initiale, c'est à dire à plus d'un bon mètre d'elle. Elle le fixa docilement, tandis qu'il la détaillait en totale indiscrétion. La réaction ne se fait pas attendre : ses joues s'enflamment, ses genoux tremblent de plus belle. Voilà bien une chose qu'elle détestait : qu'un homme la regarde.

Commençons quand tu le voudras.

Oh, d'accord.

Elle murmura un "Allons-y" parfaitement audible et, après commun accord du regard avec le garçon, elle retourna la première de ses cartes, qu'elle plaça machinalement sur la carte qui lui semblait être la bonne. Vint le tour de la deuxième, puis la troisième, et ainsi de suite. La partie allait bon train, et elle se finalisa finalement lorsque les deux adolescents ne purent rajouter la carte qu'ils avaient en main à l'une des trois piles. Comptage rapide des cartes, et égalité parfaite : match nul.

Elizabeth rassembla rapidement ses cartes et les tandis à bout de bras à Erwan. Ses joues étaient légèrement rosies par la gêne, et son bras parcouru de sanglots discrets ; elle ne voulait plus qu'une seule chose, à présent : qu'il parte. Elle l'avait gentiment laissé jouer son petit jeu, mais c'était terminé. Bah, elle ne comprendrait jamais la mentalité de ce type. Pourquoi il était resté à ses côtés après ses paroles crues. Non, elle ne comprendrait pas, mais qu'importe : elle voulait s'enfuir.

Tu sais, tu peux partir, maintenant.

Elle avait adopté un ton inhabituellement dur lors de ses paroles.

Hoho, ce type aurait presque pu l'énerver.

☠ ------------------------ ☠


« LIFE IS NOT A JOKE. ★ »
Revenir en haut Aller en bas
http://www.youtube.com/watch?v=w9M4mTV67sw
my dear, i'm
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Colore le monde • Elizabeth   Aujourd'hui à 10:27

Revenir en haut Aller en bas
 

Colore le monde • Elizabeth

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» la symphonie du Nouveau Monde
» La plus belle fille du monde ( pour moi...)
» Dvorak: Symphonie du nouveau monde
» Beat Links : un peu de poésie dans ce monde de brutes
» Dokéo. Comprendre le monde.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Queen Anne's Revenge :: Tous sur le pont ! | Dans l'école ... :: Deuxième étage. :: Salle d'art-