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 — Breakout. (Juliette)

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Fondatrice - Mayflower
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Elizabeth Carter


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MessageSujet: — Breakout. (Juliette)   Ven 27 Avr - 14:07

Aïe ...

La paupière de la brune se soulève, dévoile l'iris rougeâtre qu'elle protégeait. L'adolescente fixe un long instant le plafond, gris, monotone. Elle n'a pas la moindre idée de l'endroit où elle se trouve, mais la panique peine à monter en elle ; son sang-froid dans de telles situations est une bénédiction. Elle se relève en position assise, masse son crâne endolori et grimace de douleur lorsque sa paume effleure la petite bosse humide dissimulée sous sa tignasse de jais. Elle n'aurait jamais cru être un jour la victime d'une agression pareille ; et tout s'était enchaîné si vite ... Coupure de courant, violente douleur à la tête et soudaine perte de connaissance : elle n'avait même pas eu le temps de réagir. Elle soupira, laisse courir son regard le long de sa robe bleue ; par une chance inouïe, elle ne semble pas endommagée. Tant mieux : elle serait prête à parier que sa tendre mère avait mis une petite fortune dans l'achat de ce vêtement.

Elizabeth se laisse alors tenter par la découverte de son lieu d'incarcération. Elle découvre curieusement une cellule vaste et monochrome, ne possédant qu'une porte en barreau actuellement fermée. Son œil unique se pose alors sur son poignet droit : elle s'étonne, sa bouche forme un "o" parfait. Être menottée était bien la dernière chose qu'elle avait espéré ... Elle suit attentivement la chaine rouillée accrochée à la menotte et ne tarde pas à buter son regard contre un autre poignet. Nouvelle surprise : elle relève la tête et constate la présence d'une autre demoiselle à ses côtés. Elle la toise discrètement, ne la reconnaît pas : une parfaite inconnue.

Et enfin, elle remarqua la présence de la lettre entre leurs deux corps. Lettre qui avait échappée à sa vigilance. Lettre qui, peut-être, lui dicterait la raison de sa présence dans un tel lieu. Sa main glisse vers l'enveloppe, s'en empare ; elle l'ouvre délicatement et en extrait la petite feuille de papier qu'elle dissimule. Feuille dont elle s'empresse de lire le contenu. Sourcil qui s'arque, soupir de soulagement.

Oh, ce n'était donc que ça.

La brune tend, à bout de bras, le message à sa partenaire. Et décide, pendant que cette dernière lit soigneusement les instructions, d'engager la conversation.

Bonjour !

Bravo, miss Carter, tu es capable de saluer quelqu'un. Bientôt, tu pourras même te socialiser avec la haute-bourgeoise anglaise !

Elizabeth Carter. Et toi ?

Et avant même que son interlocutrice ne puisse répondre, les enceintes frisent. La voix du directeur résonne dans la pièce, la porte s'ouvre.

On peut partir, maintenant ?

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Juliette de Villeneuve


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MessageSujet: Re: — Breakout. (Juliette)   Ven 4 Mai - 11:24

    Juliette était contrariée.
    Elle l’était souvent, d’ailleurs. Mais aujourd’hui avait un petit quelque chose de différent. On avait osé l’assommer. Elle. Son un mètre quatre-vingt-dix, si facilement mis à terre. Ridicule, non ? Sans parler de cette cellule. Humide. Sombre.
    Et pourtant, aucun décor n’aurait pu mieux convenir à ce visage froid. Car plus que contrariée, elle avait cette rage au fond des yeux. Une envie de meurtre. Ha ! Si elle tenait le coquin qui avait osé !
    Elle se redressa, sa main sur son front. C’était douloureux. Mais elle ne s’en plaignait pas, bien sûr. Elle avait arrêté de se plaindre le jour où Charlène avait commencé. Montrer l’exemple, toujours.

    Et puis, quelque chose autour de son poignet attira son attention. Elle écarta lentement sa main de son visage, le temps d’observer la chose, dubitative. Une chaîne. Allons bon. Il ne manquait plus que ça. Si le but de la manœuvre était simplement de l’agacer un peu plus encore, eh bien ! c’était réussi.
    Plus encore quand elle découvrit à ses côtés la silhouette d’une demoiselle. Elle crut un instant reconnaître Charlène. Mais c’était seulement son complexe, son obsession qui la poussait à l’illusion. Elle dut bien admettre que, sa naïve petite soeur, était bien moins frêle.

    Elle pensa à un enlèvement, imagina simplement qu'on avait confondu Charlène avec une autre, renonça bêtement quand sa voisine lui tendit une lettre. Foutu anglais. On a pas idée de jeter les gens dans une cellule pour corser un stupide bal. Et Charlène, la pauvre petite devait être terrifiée à l'heure qu'il est. Ha ! Ca lui fendait le coeur, à notre grande soeur, imaginer une bosse sur ce charmant minois. Inadmissible. Elle irait en toucher deux mots à ce directeur. Elle lui dirait chiquement ce qu'elle en pensait, de son jeu de piste.

    Et quelle idée ! Lui mettre dans les pattes une enfant si mal élevée ! Et toi ? Comment ça, et toi ? Le vouvoiement, c'est pour les chiens ? Tss. Les jeunes aujourd'hui... Ce n'est plus ce que c'était. Aucun respect. Aucune retenue. Mais où avait-on fait son éducation, à celle-ci ?
    Voilà un comportement qui chassait bien vite l'inquiétude qu'elle pouvait avoir pour sa soeur. Evidemment. La discipline. Encore et toujours la discipline. Et ce besoin, de toujours tout remettre en ordre.
    Les sourcils froncés, Juliette avança sa main en direction du visage de sa partenaire. Et, sans crier gare, elle referma ses doigts autour de son oreille. Pas de règle en bois ? Qu'à cela ne tienne, elle savait comment se faire comprendre. Et elle tira. Fort.

      « Vous osez me tutoyer, vous ? Ha ! Comme c’est vilain ! Et bien sachez, mademoiselle, qu’on ne me tutoie pas, moi. Non. Je vous l’interdis formellement, d’ailleurs ! »


    Elle tira encore, sermonna autant qu'elle put. Finalement, ce n'était pas une mauvaise chose de se retrouver avec une parfaite inconnue. Son impolitesse n'avait que trop durée, et elle s'en allait remettre les pendules à l'heure. Oui. Juliette promettait sur son honneur que, avant la fin de ce bal, cette Elizabeth apprendrait à se conduire comme une jeune fille digne de ce nom, et non comme la première paysanne qu'on aurait pu croiser dans une rue.

    Et Juliette se releva, fière dans un costume noir sorti tout droit de chez Dolce Gabbana. Elle n'avait rien d'une femme. Et pour l'occasion, elle avait même plaqué ses cheveux courts en arrière. Et vous voulez que je vous dise ? On l'aurait appelé Charles Henry de Villeneuve, que ça n'aurait étonné personne. Elle était gentleman, comme à son habitude. Homme, quand elle ré-ajusta sa cravate tout en fixant du regard sa partenaire, en même temps que la porte de la cellule s'ouvrait.

      « Juliette de Villeneuve, nièce d'une grande tante elle-même arrière petite cousine du descendant direct de Louis XIV. Naturellement, vous m'appellerez mademoiselle. »


    Elle avait la tête haute, en même temps qu'elle récitait bêtement ses billevesées. Pompeuse.

      « Et maintenant que les présentations sont faîtes, dépêchons. »


    Et elle tendit sa main en direction de la jeune fille, prête à la relever. Parce qu'au fond, Juliette n'était pas mauvais bougre.
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Elizabeth Carter


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MessageSujet: Re: — Breakout. (Juliette)   Lun 7 Mai - 17:13

Non, décidément, Eli' ne possédait pas cette qualité honorifique que l'on nommait "chance".
Dire qu'elle avait été réjouie en constatant que son partenaire de calvaire était une fille aurait été un bel euphémisme. Prenons en exemple concret pour expliquer la situation : imaginez qu'on assure à un arachnophobe qu'il sera bientôt plongé dans une pièce remplie d'araignées effrayantes. On s'exécute et, au final, on remplace les charmants arachnides par de simples papillons tout à fait inoffensifs. Vous ne comprenez toujours pas ? Faites l'expérience, et vous serez à peu près conscient du degré de réjouissance qu'avait bien pu atteindre Elizabeth. Mais ça, c'était avant. Disons que son oreille douloureuse et le franc-parlé de sa partenaire lui fit brusquement prendre conscience de la nature de cette dernière : elle s'était retrouvée avec une de ces bourgeoises de la vieille école, connues pour être élevées à la règle de bois et sous un contrôle stricte et sévère. La soirée promettait d'être animée ...

Alors qu'elle massait doucement son lobe endolori, la brune sentit un tiraillement au niveau de son poignet enchaîné. Elle leva son œil carmin vers le haut : sa partenaire venait de se relever. Élégante, gentleman, imposante ; tout dans son apparence et son attitude sentait l'homme. Mais, étrangement, l'aura si particulière que diffusait cette Juliette ne l'effrayait pas. Elle ne possédait peut-être pas ce détail si singulier que possédaient les mâles et qui effrayait tant la Carter ... Elle s'empara sans retenue de la main que lui tendait "mademoiselle" Villeneuve et constata avec une once d'étonnement que celle-ci mesurait bien une trentaine de centimètres de plus qu'elle. Eli' n'avait jamais fait de sa taille "pocket" un complexe ; néanmoins, sa présence aux côtés de sa partenaire ne faisait que renforcer ce complexe inexistant : ces deux-là risquaient d'attirer les regards à leur arrivée dans la salle de bal.

Salle de bal ... C'était vrai qu'elles devaient s'y rendre, maintenant que leur liberté leur avait été partiellement rendue. Si cela ne tenait qu'à elle, la brune se serrait déjà jetée hors de la cellule en traînant Juliette derrière elle. Sauf que cette fille avait laissé un souvenir amer à l'androphobe, et son oreille ne méritait pas de se faire attaquer une nouvelle fois.

Il serait bon de quitter cet endroit, non ? Si vous n'y voyez pas d'inconvénient, il y a là-bas un passage qui me semble fort intéressant ... Que diriez-vous de nous y aventurer, mademoiselle ?

Elle avait particulièrement accentué le "mademoiselle", tout en essayant de ne pas laisser paraître son ton ironique. Si cette Juliette croyait qu'elle allait se plier à ses soi-disantes directives, elle se mettait le doigt dans l’œil, et cela jusqu'au coude ...

(Prendre le chemin tout droit)

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Barbe Noire
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Edward T. Blackwood


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MessageSujet: Re: — Breakout. (Juliette)   Mar 8 Mai - 14:31

Vous avancez tout droit, dans l'obscurité... Quelle chance ! C'était le bon chemin.
Trois voies vous sont ouvertes ; choisissez d'aller à droite, en face ou à gauche ~

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NE PAS ENVOYER DE MP A CET UTILISATEUR, MERCI.
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MessageSujet: Re: — Breakout. (Juliette)   Aujourd'hui à 3:51

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